Partis communistes

Notre lutte

Le site http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ publie des traductions de déclarations, de communiqués, d’articles théoriques et d'actualité provenant de partis communistes du monde entier ainsi que des analyses françaises sur le mouvement communiste international.

 

La ligne éditoriale du site suit les positions du Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » qui refuse la dérive réformiste de la direction du PCF suivant le Parti de la gauche européenne. Notre site s’efforce de faire vivre la conception de la solidarité internationaliste portée historiquement par le PCF.

 

Parmi ses centres d’intérêts prioritaires :

 

  • la solidarité avec les mouvements anti-impérialistes, notamment le soutien à Cuba, aux expériences socialistes d'Amérique Latine, aux résistances aux guerres impérialistes. Notre site relaie ainsi les mobilisations contre la guerre et l’occupation de l’Afghanistan, les prises de position contre l'OTAN, contre la subordination au bloc impérialiste nord-américain,

  • la mise en valeur des actions des partis communistes qui prennent le parti de la lutte de classe, restent fidèles à leur raison d’être révolutionnaire.

  • les tentatives de reconstituer une forme de coopération politique entre partis communistes, dans le monde comme en Europe, à l’opposé du PGE et de son acceptation de l’UE capitaliste. Le site traduit ainsi régulièrement les appels internationaux de partis communistes.

  • le refus du révisionnisme historique, de la criminalisation du communisme, notamment impulsée par l'Union Européenne, l’examen critique et la défense de l'héritage des expériences socialistes passées.

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Mise à jour : 23 décembre 2013

 

Non aux guerres impérialistes sur le continent africain ! : Les Partis communistes contre l'intervention en Syrie ; porter une opposition conséquente à l'intervention française au Mali ; Françafrique en Centrafrique, c'est non ! 

 

Des Partis communistes qui relèvent la tête en 2013 : au Népal, les communistes hégémoniques ; au Chili, un record de députés depuis 1973 ; en République tchèque, les communistes à 15 %, au plus haut depuis 89 ; Luxembourg, Autriche, résistance des PC (1-2%) dans des contextes hostiles ; Elections locales au Portugal : le PC à 12 %, Bloc de gauche à 2 % ; Lettonie : les communistes à la tête d'une coalition victorieuse à l'assaut de Riga ! ; à Chypre, les communistes résistent ... à 27 % ! ; Elections professionnelles en Grèce, le PAME lié aux communistes en tête ; Israel, communistes et anti-sionistes toujours présents ! ; au Japon, les communistes au plus haut depuis 1995 ; en Inde, les communistes dominateurs dans l'Etat du Tripura.

 

Révolutions latino-américaines et construction du socialisme: nationalisations à l'ordre du jour en Argentine et en Bolivie; réduction des inégalités et de la pauvreté au Vénézuela et en Bolivie; l'exemple cubain: supériorité du socialisme pour le bien-être des mères, des enfants, top 10 mondial de l'IDH non-économique

 

Sortir de l'Euro ? Le débat est ouvert ! : à Chypre, les communistes pour la sortie de l'Euro ; au Portugal, le débat avance pour une rupture avec l'euro dans le PCP ; une idée qui progresse en Espagne, avec des contradictions ; la gauche allemande déchirée, Die Linke freine contre son père fondateur !

 

Dénoncer le mythe de l'Europe sociale, combattre l'Europe du capital et de la guerre : Un congrès du PGE pour refonder l'Europe, la grande illusion ; le syndicat des cheminots britanniques pour la rupture avec l'UE ; 

 

Les partis du PGE: aile-gauche de la social-démocratie: une sioniste amie de Sarkozy candidate à la présidentielle de Linke en Allemagne, Izquierda Unida profite de ses résultats pour collaborer dans les gouvernements régionaux avec le PSOE en Espagne, Syriza lance des appels du pied à l'UE et se propose comme social-démocratie de substitution

 

 

Saudi-Arabia-Israel-flags.jpgIsrael fait l'éloge du roi d'Arabie saoudite décédé : « un homme de paix, modéré, pieux, garant de Jérusalem ! »

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Entre ici le roi Abdullah bin Abdulaziz al-Saud avec ton terrible cortège de lapidations, de décapitations et de flagellations. Les oraisons funèbres se multiplient pour le roi d'Arabie saoudite mort à 91 ans. La plus jouissive vient de l'Etat sioniste.

 

La diplomatie est la diplomatie. On se contente pour ses adversaires géopolitiques et idéologiques, les chefs d'Etat que l'on estime pas, de communiqués de condoléances laconiques et formels.

 

Pourtant, officiellement, entre Israel et l'Arabie saoudite, les relations diplomatiques sont rompues depuis 1973. La diplomatie n'a plus cours. Qui plus est, le tout nouvellement affirmé « Etat juif » pourrait grincer des dents dans un pays où les Juifs sont interdits de séjour, sous peine de mort.

 

Alors qui a dit ? :

 

« Je suis triste d'entendre le décès du roi Abdullah.

 

C'était un exemple de leadership politique équilibré, estimé et responsable, avec une profonde tradition religieuse.

 

En tant que « gardien des lieux saints » de l'Islam, le roi Abdullah a agi comme un modérateur, respectueux du caractère sensible et sacré de Jérusalem, cherchant à promouvoir une vision de prospérié pour la région.

 

Ses politiques pleines de sagesse ont grandement contribué à notre région, et à la stabilité du Moyen-orient ».

 

Il s'agit du président israélien actuel Reuven Rivlin. Par « modérateur, respectueux du caractère sacré de Jérusalem », Israel a en tête la main tendue à l'Etat sioniste en 2002, après le 11 septembre (impliquant une majorité de terroristes saoudiens) sur l'initiative de paix arabe avec Israel.

 

Par « politiques pleines de sagesse qui ont contribué à la stabilité du Moyen-orient », il a sans doute en tête le rôle du gendarme de la région en 2012 face à la menace de révolution au Bahrein, avec une puissante communauté chiite et un mouvement pro-démocratique inédit dans le Golfe.

 

Il n'entend certainement pas le soutien de l'Arabie saoudite aux djihadistes qui déstabilisent depuis trois ans la Syrie. Mais là c'est sans doute « le leadership politique équilibré, estimé et responsable, avec une profonde tradition religieuse ».

 

Des négociations secrètes ont eu lieu en 2014 entre officiels saoudiens et israéliens pour coordonner leurs positions et trouver des convergences sur la Syrie, l'Iran, si ce n'est normaliser les relations. Ce fut reconnu l'an dernier par le ministère des Affaires étrangères raciste d'Israel, Avigdor Liberman.

 

Quel bonheur de voir Shimon Peres – le vieil ami de Guy Mollet qui a négocié en 1956 le transfert de l'énergie atomique de France vers Israel – emboiter le pas saluant « une véritable perte pour la paix au Moyen-orient, un leader expérimenté et sage (…) dont j'admire la position ».

 

L'Arabie saoudite reste le pays record des condamnations à mort potentiellement pour trafic de haschich, sodomie, blasphème, athéisme (apostasie), fornication et … judaïsme naturellement.

 

Les bons comptes font les bons amis. L'Etat sioniste n'a aucun problème de pleurer la mort de pires anti-sémites. Ceux qui maudissent les Juifs mais garantissent l'occupation sioniste en terre palestinienne et combattent les forces laïques anti-sionistes, comme en Syrie.

Dimanche 25 janvier 2015 7 25 /01 /Jan /2015 06:44
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article3952.w_l.jpgL'accord BCE-Syriza pour sauver l'Euro : allégement de la dette grecque contre poursuite des « réformes structurelles »

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

La BCE a choisi son camp en Grèce, elle accordera sa chance à Syriza, sous conditions. Le « quantitative easing » promu par Mario Draghi est un coup de poker attendu mais risqué, un vaste plan de rachat de dettes, d'injection de liquidités, une relance toujours conditionnée au maintien de l'austérité. Pour sauver l'Euro, « à tout prix », dixit Draghi et Tsipras.



C'était dans les cartons depuis des mois, avec des taux directeurs au plus bas. La dernière mesure pour tenter une relance de la zone euro, sauver l'euro, c'est le « Quantitative easing », de fait un vaste plan de rachat d'obligations d'Etat à hauteur de 1 000 milliards d'€ sur un an et demi.



La BCE espère un déplacement du crédit des obligations d’État vers les entreprises afin de relancer l'économie, tout en redonnant aux pays du Sud un accès au crédit ; une dépréciation de l'euro pour favoriser les exportations ; contre-balancer la tendance à la déflation. Les expériences américaines et japonaises laissent les observateurs prudents, voire sceptiques.



La « carotte » de Draghi à Tsipras : pour un accord Troika-Syriza



Pour la presse grecque et internationale, cela ne fait guère de doute, Draghi a envoyé un signe à Tsipras, du journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, « Draghi a choisi le candidat de la gauche radicale grecque, Tsipras »,au grec Journal des Rédacteurs, « Draghi a désarmé Samaras ».



Il ne s'agit pas d'une carte blanche. La Grèce est en effet temporairement exclue du plan, jusqu'en juillet. Officiellement pour raisons techniques, liées à la viabilité des obligations grecques, l'impossibilité d'un achat massif de dettes.



En réalité, c'est un moyen de pression puisque l'intégration de la Grèce supposera la signature d'un nouveau mémorandum avec la Troika(BCE, FMI, UE), ainsi qu'une concession à une Allemagne sceptique.



Ainsi, le journal grec Kathimerini, soulignant une « décision historique », mais claire de la part de la BCE : « la participation ou non de la Grèce à ce programme dépendra du nouveau gouvernement grec à négocier et appliquer un nouveau mémorandum, programme ».



Comme le note le journal économique américain Bloomberg, et l'expert auprès de la Bank of America Merill Lynch, Athanasios Vamvakidis : « Il s'agit d'une carrotte pour Syriza, afin de conclure un accord avec la troika. La BCE achètera des obligations en juillet, si il y a un accord. »



SYRIZA se félicite de la réponse de Draghi à l' « austérité extrême »



La réaction de SYRIZA a été très positive. Dans un communiqué, elle a salué une « décision importante que le futur gouvernement grec mettra en valeur pour l'intérêt du pays. Les annonces du président de la BCE démentent ceux qui ont semé la peur et la panique ».



Elle ajoute :« M.Draghi a donné une réponse aux politiques d'austérité extrêmes en se démarquant des voix néo-libérales extrêmes dont M.Samaras fait malheureusement partie ».



Alexis Tsipras, lors de son dernier meeting de campagne à Athènes – en présence du secrétaire du PCF et président du PGE Pierre Laurent – a clamé devant la multitude assemblée :



« Le Premier ministre Samaras est désemparé, il s'attendait à ce que la BCE prenne une mesure contre la Grèce. Il n'y a plus de peur, la Grèce et l'Europe changent. Demain, nous écrirons l'histoire, nous tournons la page, nous changeons d'ère ».



Les mesures de Draghi … sont celles que Tsipras préconisait il y a 6 mois !



Le flirt entre Tsipras et Draghi, la BCE n'est pas nouveau.

 

En septembre 2014, il louait au Forum Ambrosetti devant l'élite capitaliste européenne les propositions de Draghi et Monti,en parallèle d'un « Programme de Salonique » présenté au peuple grec, quelques mesures sociales correspondant à des filets de sécurité humanitaires.

 

Il regrettait sur les bords du lac de Côme que la proposition de Monti en 2012 de re-capitalisation des banques n'ait pas été réalisée à l'échelle européenne par la BCE.

 

Il avançait comme première (1) mesure un « quantitative easing », une « politique courageuse de la BCE » disait-il, dans la lignée des « propositions positives de Draghi ».

 

Les deux autres mesures étaient : relance au niveau européen suivant son idée d'un Plan Marshall, New Deal par l'injection de liquidités (2), allégement de la dette suivant le schéma de la Conférence de Londres de 1953 pour la RFA (3). Les mesures de la BCE vont exactement dans ce sens.

 

Les tractations entre Syriza, Berlin et la BCE : Asmussen, l'homme clé

 

Déjà, en septembre 2013, Alexis Tsipras avait déjà rencontré Jorg Asmussen – un homme clé du lien entre SYRIZA et l'UE –, alors au Comité exécutif de la BCE, homme de confiance de Merkel comme de Draghi. Les désaccords semblaient l'emporter, sur la poursuite de l'austérité.

 

Asmussen est depuis passé au gouvernement allemand, devenu Ministre du Travail de Merkel. Tsipras l'a de nouveau rencontré, mais à Athènes cette fois, en avril 2014. La rencontre semble avoir été plus fructueuse, sans que sa teneur ne soit dévoilée.

 

En décembre 2014, selonla Stampa, la BCE et l'Allemagne préparait déjà le gouvernement Tsipras. Le porte-parole de SYRIZA, Nikos Pappas, confirmait le deal : « il n'y aura plus de coupes mais nous ferons les réformes de l'administration publique pour attirer les investisseurs étrangers ».

 

Toujours la Stampaau 30 décembre 2014 confirmait alors que « Draghi était la clé », avec l'hypothèse d'un Quantitative easing, pour cette « entente avec Syriza ».

 

Tsipras ne s'y trompait pas. Dès le 3 janvier, il avertissait, propos repris par Reuters, que « la Grèce ne pouvait pas être exclue d'un éventuel Quantitative easing de la BCE ».

 

Plus récemment, dans une tribune publiée par le Financial Times, le 20 janvier, Tsipras dévoilait son manifeste. Pour Draghi. Des promesses : « respect de l'équilibre budgétaire, des objectifs chiffrés », « respect de l'économie sociale de marché », « restructurer la dette pour la payer » et surtout la fin : « nous ferons les réformes dont la Grèce a vraiment besoin ».

 

Il y a joute sur le « quantitative easing tant attendu »,qu'il l'espère à une « grande échelle, telle qu'elle pourra guérir la zone euro, et sauver l'Euro 'à tout prix' ».

 

Tout est dit : allègement de la dette, recul des formes extrêmes d'austérité mais mémorandum négocié pour des « réformes structurelles », paiement de l'intégralité de la dette restante, défense 'à tout prix' (ce sont les mots de Draghi) de la monnaie unique.

 

Tsipras encourage désormais ses électeurs à voter en masse pour SYRIZA pour « changer le rapport de force » afin de peser au niveau grec face aux exigences de la Troika, peser au niveau grec avec des partenaires (« le bloc des pays du Sud », l' « axe Paris-Rome ») face à Berlin.

 

Pour le KKE, « Syriza trompe les gens sur les mesures de Draghi »

 

En ce sens, la ligne défendue par nos camarades du KKE (Parti communiste de Grèce) a le mérite de ne laisser aucune illusion sur ce changement d'équipe gouvernemental, qui n'a à proposer qu'un « alter-capitalisme », « alter-européiste » qui ressemble plus à une « alter-austérité ».

 

Leur communiqué après l'annonce des mesures de Draghi souligne « que le rachat des obligations d'Etat sera nécessairement accompagné d'un mémorandum, qui sera impopulaire. Cela révèle bien ce que propose SYRIZA qui essaie de tromper les gens sur ce Quantitative easing, présenté comme un changement positif dans l'UE ».

 

« Il est maintenant clair que la politique de Quantitative easing ne profitera dans l'UE qu'aux monopoles, et que les peuples en paieront le prix. Le peuple devra condamner l'UE et les partis qui la servent lors des prochaines élections, en renforçant le KKE. ».

 

Le prochain gouvernement sera dominé par SYRIZA, avec entre 30 et 35 % des voix, sans doute la majorité absolue. Telle est la volonté d'un peuple grec, radicalisé et rempli d'espérance et de colère. Telle est aussi, entre acceptation et pari, celle de Bruxelles et de Francfort. De quoi inciter à la vigilance, et souhaiter le score maximal pour le KKE.

Samedi 24 janvier 2015 6 24 /01 /Jan /2015 06:42
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syria-chemical-weapons.jpgL'Etat islamique, les 'rebelles' syriens utilisent massivement des armes chimiques en Irak et en Syrie depuis un an



Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Un rapport à l'ONU confirme l'utilisation il y a un an d'armes chimiques en Syrie, sans trancher la question des responsabilités. L'évolution du conflit depuis un an, en Irak comme en Syrie, peut nous aider à la trancher. Et à lutter contre l'intoxication médiatique.



21 août 2013, on se souvient: une attaque chimique au gaz sarin frappe la localité de Ghouta, dans la banlieue de Damas. Plusieurs centaines de civils sont tués, les sources divergentes vont de 300 à 1 500 morts.



La France, les Etats-unis s'empressent d'accuser le gouvernement syrien et lance les préparatifs d'une attaque contre la Syrie, en soutien avec les rebelles déjà largement sous hégémonie islamiste, d'Al Nosra à Daech.



Le rapport livré mardi 6 janvier 2015 au Conseil de Sécurité confirme l'utilisation de gaz de chlore – arme qui n'est pas sur la liste des armes chimiques, mais qui néanmoins est utilisée comme telle – dans trois villages syriens, à Idlib et Hama.



Le rapport de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OPCW, en anglais) ne se prononce pas sur l'origine des tirs, ni l'identité du coupable entre le gouvernement syrien et les rebelles islamistes (The Guardian, 7 janvier 2015).



Une résolution de l'ONU avait imposé au gouvernement syrien, en septembre 2013, la destruction de ses armes chimiques. Ce qui serait complètement réalisé en décembre 2014 selon l'OPCW.



C'est l'occasion de revenir sur un an et demi de recherche de la vérité, dans cette intense guerre de propagandes, où les faits semblent de plus en plus accabler les rebelles.



Dès décembre 2013, le fameux journaliste d'investigation Seymour Hersh prouvait que la CIA avait alerté le gouvernement sur la possession depuis le début de l'année 2013 par les rebelles islamistes d'Al-Nosra d'armes chimiques au gaz sarin.



En février 2014, une équipe de la prestigieuse université américaine MIT de Boston, menée par le physicien Theodor Postol et l'ex-inspecteur à l'ONU sur les missiles Richard Lloyd confirme dans un rapport détaillé que les missiles contenant les armes chimiques ont été tirés depuis une zone contrôlée intégralement par les rebelles.



Des preuves accablantes jugées crédibles par les experts. L'inspecteur en chef de l'ONU sur les armes chimiques a jugé les estimations de l'équipe du MIT comme une « bonne estimation ». Cela ne résout pas entièrement le mystère mais il explique la réserve de l'ONU, dévoile les manipulations politiques des gouvernements occidentaux.



L'année 2014 a apporté, toutefois, de nouveaux faits allant dans le sens de l'imputation aux rebelles de l'utilisation massive et réitérée d'armes chimiques, qui s'est accélérée depuis septembre 2014. Au moins, trois cas ont été relevés par les autorités irakiennes centrales et le pouvoir régional kurde.



Le 22 septembre 2014, les combattants de l'Etat islamique (EI) ont utilisé du gaz de chlore à Saklaouiyah, à 10 km au nord de Falloujah causant la mort de plus de 300 soldats. C'est ce qu'ont rapporté les députés irakiens de la circonscription de Falloujah (Washington Post, 23 septembre)



Une semaine auparavant, le 15 septembre 2014, des gaz de chlore avaient déjà été utilisés contre des forces de police irakiennes à Balad, à 80 km au nord de Bagdad. 11 policiers avaient été hospitalisés d'urgence (Washington Post, 24 octobre 2014).



C'est ensuite à Kobane, place forte de la résistance kurde à l'avancée islamiste, que l'usage d'armes chimiques a été de nouveau détecté. En octobre, des dizaines de patients se sont plaints après l'explosion d'une bombe de difficultés à respirer, de réactions cutanées, de piqûres aux yeux, d'autres étant pris de vomissements.



Selon les médecins kurdes, il est fort probable qu'il s'agisse d'une réaction à l'usage d'un gaz de type chlorin (The Guardian, 24 octobre 2014). Les islamistes d'EI auraient déjà tenté une attaque chimique en juillet contre le village d'Aviiko, à 12 km de Kobane.



Enfin, une dernière attaque vient d'être signalée par la presse irakienne (Iraqinews, 24 décembre 2014) dans la ville d'Hit, à l'ouest du pays, dans le district de Baghdadi et la province d'Anbar.



Le district est en état de siège, soumis à d'intenses bombardements de la part de l'Etat islamique mais aussi à l'assèchement des sources en eau d'une population souffrant de la faim et du manque de soutien sanitaire.



Même si des zones d'ombre subsistent sur l'attaque d'août 2013, il est désormais indéniable que l'Etat islamique a choisi le bombardement chimique comme forme privilégiée, tout du moins possible, d'attaques contre les combattants et les civils.



Cela apporte du crédit à ce que le Vice-ministre aux Affaires étrangères syrien, Faisal Mekdad, affirmait le 1er décembre 2014 à une rencontre de l'OPCW affirmant que son gouvernement n'avait jamais utilisé d'armes chimiques pendant la guerre mais que des groupes terroristes « ont utilisé des gaz chlorins dans plusieurs régions de Syrie et d'Irak ».



L'OPCW a confirmé que le gouvernement syrien avait intégralement détruit ses stocks d'armes chimiques et que ses préoccupations allaient désormais vers les stocks détenus notamment par Israel et Egypte. L'OPCW enjoint désormais Israel de détruire les siens (Haaretz, 12 décembre 2014).



Plus on avance, plus les mensonges des pays occidentaux sur la Syrie, l'Irak se font jour. Seule l'indignation manipulée, la « stratégie du choc » actuellement en œuvre en France – et qui a permis de voter la poursuite des opérations militaires – et ailleurs semblent pouvoir faire obstacle à cette dure vérité : combien de temps cela peut-il encore durer ?

Vendredi 23 janvier 2015 5 23 /01 /Jan /2015 06:56
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polish-mines.jpgLa grève paye en Pologne, les mineurs font reculer le gouvernement sur la fermeture des mines de charbon



Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Un symbole, dans un pays à l'avant-garde de la réaction patronale. Les mineurs polonais ont mis en échec le plan de restructuration qui menaçait des milliers d'emplois, l'avenir du secteur charbonnier en Pologne et celui de toute une région ouvrière.



Une semaine de grève, et la détermination des mineurs a fait plier un gouvernement, et son chef Eva Kopacz qui se voulait la « Margaret Thatcher polonaise ». La saison 2014-2015 en Pologne ne ressemblera pas au 1984-1985 en Grande-Bretagne.



5 000 emplois menacés dans la plus grande entreprise minière d'Europe



Le gouvernement de droite libéral-catholique avait annoncé fin 2014 la fermeture de 4 mines appartenant au géant public Kompania Weglowav (KW) – première entreprise du secteur en Europe – menaçant les emplois de 5 000 des 49 000 de l'entreprise.



La grève a commencé à la base dans les 4 mines menacées, en Silésie. 1 000 mineurs ont refusé de remonter à la surface le 10 janvier. La grève s'est étendue par la suite à 12 mines de l'entreprise dans la région.



Le bras de fer continuait pourtant, le 16 janvier le gouvernement faisait passer au Parlement (Sejm) le projet de loi prévoyant la liquidation des 4 mines. La grève est alors étendue par les syndicats – Solidarnosc et OPZZ – aux 14 mines de l'entreprise, et à celles du groupe privé JSW.



Une semaine de grève, le spectre de la grève générale : le gouvernement recule



Le gouvernement espérait dans un premier temps sur la division entre mineurs touchés par la restructuration pointés comme les brebis galeuses de l'entreprise et ceux conservant leur emploi, sur la division entre mineurs présentés comme « privilégiés » et les autres corporations.



Ce fut peine perdue. Un sondage montrait que 68 % des Polonais soutenaient la grève, contre 15 % la désapprouvant. Les syndicats des chemins de fer, ceux de l'énergie ont soutenu officiellement la mobilisation, proposant de la rejoindre ce mardi.



Face à la menace d'une grève générale, le gouvernement a reculé, la Thatcher polonaise a enterré la hache de guerre ce 17 janvier. Le plan de restructuration ne conduira pas à la fermeture immédiate des 4 mines, ni au licenciement de 5 000 employés.



Toutes les hypothèques ne sont pourtant pas levées. Le syndicat Solidarnosc a présenté comme une victoire une possible reprise des 4 mines par des groupes publics de l'énergie, comme PGE et Tauron.



L'éventualité d'une fusion entre plusieurs mines et d'une vente bradée (voire « à 1 zloty symbolique ») à des investisseurs privés n'est pas à exclure.



La mobilisation des bases dépasse un Solidarnosc discrédité



Cette victoire a néanmoins révélé les capacités de mobilisation de la classe ouvrière polonaise, notamment dans son bastion industriel de Silésie, où sont concentrées 9/10 ème des mines.



Une détermination qui a dépassé les cadres de l'organisation Solidarnosc, hier syndicat de masse mais sur des bases réactionnaires soutenu par l'Eglise et les néo-conservateurs anglo-américains, aujourd'hui organisation moribonde de 400 000 syndiqués (800 000 en 2010, 10 millions en 1981), discréditée par sa collaboration avec les politiques libérales des gouvernements successifs.



Pour les mineurs polonais, la trahison a été lourde. Il y a aujourd'hui 100 000 mineurs en Pologne, il y en avait quatre fois plus en 1989. La seule Silésie comptait 100 mines à la fin de l'ère communiste, elles ne sont plus que 35 aujourd'hui, elles devraient être moins de 10 en 2030.



Solidarnosc a accompagné la fermeture de la plupart des mines dans les années 1990, tout comme elle a laissé faire la privatisation partielle en 2008, qui a conduit à l'émergence de deux groupes privés majeurs : Bogdanka et JSW qui contrôlent désormais un tiers du secteur.



Les contradictions de la classe dirigeante polonaise face à un secteur-clé



Dans une large mesure, le succès réel de la grève a pu être objet d'une mise en scène entre gouvernement de droite et syndicat officiel, accordant un répit au premier avant les législatives d'octobre, et un semblant de crédit au deuxième pour continuer sa ligne de collaboration de classe.



Toutefois, la décision du gouvernement polonais révèle aussi ses propres contradictions face à la restructuration d'un secteur déficitaire et qu'il souhaiterait d'un côté liquider pour les sites non-rentables, de l'autre ouvrir à une privatisation pour ceux potentiellement profitables.



Selon les chiffres du gouvernement, les 4 mines en question auraient accumulé des pertes de 500 millions d'€, 80 % des pertes de l'entreprise publique KW, qui a subi 55 millions de pertes l'an dernier et dont, selon son PDG, seules 3 des 14 mines sont rentables.



Le gouvernement met en avant le fait que, pour l'année 2013, les coûts de production ont augmenté de 5 % alors que les prix de vente ont chuté de 13 %, affectant une économie en pleine croissance (3,5 % en 2014).



La Pologne mise sur sa relation spéciale avec l'Allemagne qui y délocalise une partie de son industrie profitant de son faible niveau de protection sociale et de condition salariale, ainsi que sur le maintien hors de la zone euro.



La contradiction numéro 1 pour la Pologne, c'est celle de la dépendance de la croissance économique polonaise envers le charbon qui alimente 92 % de la production d'électricité, 89 % de celle de chauffage.



La Pologne reste le 9 ème producteur du monde (2 ème d'Europe) – même si la production a chuté depuis 1989 – et le 10 ème consommateur au monde. Restructurer, liquider une partie du secteur, c'est le risque de devoir importer des énergies de substitution, creusant le déficit commercial.



D'où la contradiction numéro 2, la crainte dans ce scénario de passer sous une dépendance énergétique accrue vis-à-vis de la Russie, dont la Pologne dépend pour 80 % de ses importations de gaz, et contre qui elle mène une politique étrangère de plus en plus hostile.



Donald Tusk, président de l'UE traité de « menteur et lâche »



Le plan du gouvernement – en collaboration avec l'UE, dont le nouveau président est … le polonais Donald Tusk – est d'abord de forcer la restructuration des quatre grands groupes énergétiques polonais en deux monopoles compétitifs au niveau européen, et d'utiliser la restructuration du secteur minier à cette fin. Ce à quoi le syndicat Solidarnosc semble disposé à collaborer.



Que cette reculade soit pour partie un tour de passe-passe pour laisser l'entreprise publique minière filer vers une faillite contrôlée, et engager un plan ultérieur de privatisation, peut-être moins frontal que par le biais de vente au cas par cas, reste une hypothèse tout à fait envisageable.



Le leader du syndicat Solidarnosc ait néanmoins été contraint de dénoncer le président de l'UE Donald Tusk de « menteur et de lâche » pour avoir défendu le plan de restructuration. Cela en dit long sur l'état d'esprit de la classe ouvrière polonaise dans un pays où le SMIC est à … 350 €.



Quelle que soit la complexité des calculs de la classe dirigeante polonaise, le degré de corruption des syndicats hérités de la lutte anti-communiste, cette victoire contre le gouvernement érigé en exemple au niveau européen doit être prise comme elle est : une source d'espoir pour la classe ouvrière du reste de l'Europe, d'abord de France.

Jeudi 22 janvier 2015 4 22 /01 /Jan /2015 06:07
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AKROPOLI1Il faut un KKE fort au lendemain des élections !



Pour une opposition populaire forte et la lutte pour la rupture avec ce système !



Communiqué du Parti communiste de Grèce (KKE)



Traduction JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Ouvriers, employés, travailleurs indépendants, chômeurs, paysans, retraités, jeunes gens et femmes des couches populaires : nous en appelons à votre soutien afin de renforcer le KKE lors des prochaines élections.



Vous devez penser au fait que dès le lendemain des élections, quelle que soit la couleur du gouvernement, l'UE et les « mémorandums permanent », avec les mesures anciennes ou nouvelles qui seront exigées par le capital afin de le rendre plus compétitif sur le marché capitaliste mondial, seront toujours là et continueront à saigner le peuple.



Les lois anti-populaires seront toujours en place, dans leur intégralité. Des lois qui ont été votées par tous les gouvernements et qu'ils ne sont pas prêts de remettre en cause.



La dette insoutenable sera toujours là, ce que reconnaissent ND, PASOK, SYRIZA et les autres partis qui soutiennent l'UE. Ils appellent le peuple à la payer. Ceux qui n'en sont pas à l'origine et qui ne doivent rien.



Les contradictions et les chicanes dans la zone euro seront là. Des querelles qui tournent atour de la gestion des déficits et des dettes qui ont été créées par les capitalistes et sont remboursées dans le but d'accroître les profits capitalistes, le pouvoir des plus forts, toujours aux dépens des intérêts du peuple.



Surtout, le capital, les monopoles, à la fois locaux et étrangers, seront là. Ce sont eux qui ont les clés de l'économie, le véritable pouvoir et qui vont demander plus de privilèges dans la phase de reprise, toujours aux dépens du peuple. Ils vont demander une main d’œuvre moins chère et plus soumise, en échange de leurs investissements. Le chômage sera là, même s'il y a de nouveaux investisseurs.



Le pouvoir du capital sera là, l’État qui sert toujours les intérêts des monopoles au dépens du peuple et délimite le rôle de chaque gouvernement.



Quelle que soit la teneur des négociations avec la Troïka et la transition à une nouvelle phase de contrôle, les monopoles demandent de nouvelles mesures anti-populaires, telle que le démantèlement intégral du système de sécurité sociale, de nouvelles baisses de salaire et des revenus populaires, des privatisations, les restrictions sur les activités syndicales.



Pour cette raison, il n'y aura pas d’amélioration pour les travailleurs dans la crise ou la phase de reprise sans lutte, sans confrontation avec les intérêts du capital.



Pour cette raison, les travailleurs ont besoin d'un KKE fort après les élections au parlement, partout, une force pour la résistance des travailleurs et du peuple, pour la riposte.



C'est la garantie certaine, au beau milieu de l'incertitude et l'insécurité, sur laquelle les travailleurs et le peuple peuvent s'appuyer.



Un KKE fort, pour ouvrir la voie à la seule solution pour le peuple, l'annulation unilatérale et complète de la dette, le retrait de l'UE et de l'OTAN, la socialisation des monopoles, pour la prospérité du peuple, avec la classe ouvrière et le peuple au pouvoir, la perspective socialiste.



Le peuple a besoin de son propre gouvernement – pouvoir populaire, avec le KKE jouant un rôle dirigeant. Afin que les idéaux et les valeurs du peuple puissent devenir une réalité, pour une société libérée de l'exploitation de l'homme par l'homme.



Un KKE fort,afin que le peuple ne soit pas trompé à nouveau par le chantage et les illusions. Car ils auront à affronter des gouvernements qui proposeront une forme ou une autre de gestion bourgeoise, qui non seulement ne garantissent pas la reconquête de ce que le peuple a perdu, mais suivront la même voie qui mènera à des périls encore plus grands et tentera de nous amadouer avec des miettes.



Le KKE jouera un rôle dirigeant, dans et hors du parlement, afin qu'il puisse y avoir une opposition populaire combative qui puisse exercer une réelle pression sociale. C'est quelque chose qui n'a pas existé jusqu'alors, faute à des hésitations ou illusions semées.



Un KKE fort, car il s'agit d'une force qui, sans capitulation ni reniement, joue un rôle dirigeant dans l'organisation des luttes populaires pour l'abolition de toutes les lois liées au mémorandum et pour la reconquête des acquis populaires.



Elle lutte de façon cohérente et désintéressée pour la juste cause des ouvriers, employés, pour les droits des jeunes, des femmes, des chômeurs, des travailleurs indépendants, des petits paysans afin d'organiser la solidarité populaire.



Un KKE fort,car il lutte contre la participation de la Grèce aux alliances et guerres impérialistes qui ont lieu ou se préparent dans l'intérêt des grands groupes privés. Il défend le intérêts souverains du pays, contre l'OTAN et l'UE, contre ceux qui essaient de piéger le peuple en disant que ces organisations impérialistes protégeront les droits souverains du peuple, la paix et la sécurité. Il lutte pour le départ de la Grèce de l'OTAN. Il lutte pour que la Grèce arrête de soutenir et de participer à des interventions militaires au détriment des peuples.



Un KKE fort, afin que le mouvement populaire et ouvrier connaisse un nouvel élan, afin que l'alliance sociale populaire contre les monopoles et le capitalisme puisse être mise sur pied et renforcée. Il lutte pour isoler et vaincre l'idéologie et l'activité fasciste de l'Aube dorée nazie.



Travailleurs et travailleuses, jeunes gens, chômeurs et retraités.



Dans la bataille électorale, le gouvernement de coalition ND-PASOK et les figures de l'UE se confondent en propos alarmistes afin de piéger le peuple et lui soutirer son consentement à la poursuite de la même ligne anti-populaire.



Ils invoquent la stabilité et le besoin supposé de ne pas mettre en péril les sacrifices faits par le peuple grec. Leurs intimidations ne tournent pas fondamentalement autour de leurs querelles politiciennes avec SYRIZA.



Le gouvernement sait très bien que SYRIZA ne remet pas en cause l'UE et le système capitaliste. Leurs chantages s'adressent surtout au peuple, et visent à s'assurer la soumission du peuple à la même ligne anti-populaire et aux nouveaux périls qui s'annoncent.



Le gouvernement ment lorsqu'il prétend que le nouvelles mesures anti-populaires peuvent être empêchées, si la stabilité politique et les créanciers sont assurés. Car les vieilles comme les nouvelles mesures anti-populaires ne sont pas juste des exigences des créanciers.



Il y a eu pendant de nombreuses années des directives de l'UE, intégrées à la stratégie du grand capital en Grèce et en Europe afin que la force de travail soit encore moins chère. De telles réformes anti-populaires sont menées dans tous les pays de la zone euro, de l'UE par des gouvernements de droite (Allemagne) comme sociaux-démocrates (France, Italie).



C'est pour cette raison aussi que le gouvernement et les autres centres de l'establishment (les médias, la Fédération des industriels grecs etc.) parlent constamment du « besoin de continuer les réformes, même si on n'exige pas cela de nous ». SYRIZA occulte cette réalité au peuple. Les réformes qu'il propose suivent les désirs de l'UE et des hommes d'affaires.



SYRIZA ne représente pas une solution alternative pour le peuple. Dans sa quête pour la victoire électorale, il a rapidement achevé sa transformation en un parti bourgeois, prêt à une gestion anti-populaire du système. Il occulte les causes de la crise économique capitaliste et exonère la face exploitatrice du capitalisme, le pouvoir du capital.



La direction de SYRIZA non seulement apporte des garanties aux créanciers, à l'UE, aux « marchés » sur le fait qu'il n'agira pas unilatéralement, mais il les enjoint à les croire et à soutenir un gouvernement SYRIZA car il pourra mieux défendre leurs intérêts (voir les rencontres avec des fonds d'investissement à la City de Londres).



Il a, même au niveau des slogans, abandonné les déclarations sur l' « annulation » et l' « abolition » du mémorandum et de la législation qui y est liée, sur la reconquête des acquis populaires, le retour du 13 ème et 14 ème mois de salaire, du 13 ème et 14 ème mois de retraite, l'abolition des impôts injustes. Il ne remet pas en question les mécanismes de contrôle de l'UE ou l'équilibre budgétaire, les semestres européens, soit les « mémorandums permanents » au dépens du peuple. Dans ce cadre-ci, il s'engage à des alliances avec d'anciens cadres, ministres, députés du PASOK, la Gauche démocratique (Dimar) qui a soutenu les mémorandums et les mesures anti-populaires.



Dans le même temps, en profitant de la trompeuse rhétorique « radicale » de certaines forces opportunistes en son sein, en particulier la « Plate-forme de gauche », SYRIZA essaie de piéger les gens de gauche, les jeunes travailleurs qui sont conscients et ont une position politique militante.



C'est une répétition des tactiques bien connues de la social-démocratie, du PASOK dans la passé, qui présente une « tendance de gauche » qui est censée faire pression sur la direction mais en réalité lui apporte une caution de gauche. Dans la même veine, les alliances électorales formées par Antarsya sont trompeuses. Ils pointent certains objectifs, comme « la sortie de l'Euro », sans rupture avec le cadre économique contrôlé par le pouvoir du capital aujourd'hui.



SYRIZA, tout particulièrement après les deux dernières années, s'est révélé utile au capital pour casser le mouvement ouvrier et populaire. Ce n'est pas juste qu'il n'utilise pas ses bons scores pour renforcer les mobilisations populaires, mais au contraire il renforce le discours du « wait and see » (attendons et voyons)du peuple qui livre son sort entre les mains d'autres acteurs, limitant l'intervention populaire à la participation aux élections et au choix du gouvernement qui mettra en place les politiques anti-populaires. Cela démontre qu'il n'a aucun désir de rentrer en conflit avec les intérêts capitalistes en Grèce et en Europe. L'expérience a montré que plus les scores de SYRIZA sont bons, plus il agit contre la lutte ouvrière et populaire.



Travailleurs, travailleuses, jeunes gens, chômeurs, retraités,



Il est devenu encore plus évident dans la période récente que la lutte entre le gouvernement et SYRIZA se concentre sur les « marchés », c'est-à-dire sur le capital, en particulier sur qui des deux obtiendra ses « faveurs ». Ils cherchent à jouer le rôle du médiateur le plus compétent dans les intérêts du capital, pas dans ceux du peuple. Les deux parlent de « consensus national », ce qui signifie paix de classe/sociale, assujettissement du peuple aux intérêts du capital.



Les différences portent sur la formule de gestion du développement capitaliste. Les deux enjolivent son contenu de classe et anti-populaire. SYRIZA demande le relâchement de la discipline fiscale stricte, rejoignant la France et l'Italie, qui prennent pourtant des mesures contre leurs peuples, afin d'exercer plus de pression sur l'Allemagne.



Dans le même temps, toutefois, tant le gouvernement que SYRIZA ne disent pas que ni la restructuration de la dette ni le relâchement de la discipline fiscale ne conduiront à l'amélioration du sort du peuple, mais au renforcement du soutien de l'Etat envers les groupes industriels locaux et les investisseurs. L'allégement de la dette, que ce soit par la proposition de la droite ou celle de SYRIZA, ne se produira que par un accord avec les partenaires, et sera donc accompagné par de nouveaux engagements anti-populaires, comme pour le « haircut » du PSI en 2012, et comme cela s'est produit également dans d'autres pays.



Cependant, aucun changement dans la formule de gestion du système ne pourra effacer la crise ou mener à un développement capitaliste en faveur du peuple. Les exemples des Etats-unis et du Japon le prouvent.



Le gouvernement de coalition ND-PASOK comme SYRIZA, en dépit de leurs différences, trompent le peuple, promettant la même chose : que si l'économie capitaliste se renforce, le peuple en profitera. Ils mentent. Toute forme de reprise économique se construira sur les ruines des droits des travailleurs et des gens, elle ne garantira pas un travail décent aux millions de chômeurs. Les soi-disant avantages « comparatifs » pour la reconstruction de l'économie du pays qui sont invoquées par SYRIZA sont liés à la potentialité pour le grand capital d'améliorer sa rentabilité.



La reprise, si elle se concrétise, sera faible et se produira dans une période de récession pour les plu grandes économies capitalistes et l'endettement des Etats qui présage d'un nouveau cycle de crise encore plus aigu. Pour cette raison, le capital insiste aussi sur le « consensus national », qui n'est pas rejeté par ND-PASOK et SYRIZA, piégeant les gens dans le carcan des intérêts du capital. La querelle porte sur qui aura le dessus.



Le peuple n'aura que des miettes de ce nouveau festin du capital. Le gouvernement et SYRIZA ne rivalisent pour ne promettre que des miettes pour les personnes en « extrême pauvreté », qui ne se matérialiseront que par la saignée des autres travailleurs et s'évaperont le lendemain avec toutes les mesures anti-populaires adoptées. Et les deux camps défendent la ligne politique de l'UE et du capital, avec les mesures de ce type qui « prennent aux pauvres pour aider les démunis » et qui ne coûtent rien au capital. Ils servent l'objectif du capital, qui est que la base pour les salaires et les retraites doit être le revenu minimum garanti de pauvreté.



L'un distribue des « dividendes sociaux », l'autre promet des soupes populaires et le retour du 13ème mois des retraites pour les plus démunis. Même la proposition de salaire minimum portée par SYRIZA est un mot creux, puisqu'il ne touche pas les milliers de travailleurs, en particulier les jeunes, qui travaillent dans la précarité et ne reçoivent même pas le salaire minimum réduit. Elle renforce, dans le fond, la propagande réactionnaire sur les travailleurs « privilégiés » et « non-privilégiés » ouvrant la voie à une attaque plus forte contre la majorité des travailleurs qui ont des salaires plus élevés. De plus, la hausse du salaire minimum dans de nombreux pays de l'UE seul, sans retour aux accords de conventions collectives, a été utilisée pour réduire les salaires moyens.



On ne doit pas s'engager pour des miettes. Les besoins des gens, de leurs enfants doivent être un critère décisif dans la lutte. Un critère important doit aussi être les énormes possibilités qu'offre la technologie, la science, le potentiel de développement du pays afin de satisfaire les besoins populaires, si toutes ces choses étaient placées au service du peuple.



Travailleurs, travailleuses, jeunes gens, chômeurs, retraités.



Nous nous adressons à vous, comprenant votre aspiration à être libérés des mémorandums, des politiques injustes et des gouvernements anti-populaires. Nous ressentons votre anxiété sur votre avenir, vos enfants, avec l'espoir de pouvoir vivre des jours meilleurs.



Nous avons confiance dans le peuple, sa force. Le peuple a la force et la responsabilité non pas d'être des spectateurs passifs ou désillusionnés des attaques anti-populaires menées par les gouvernements de l'UE et du capital. Il peut tirer des conclusions lucides et empêcher que ne se répète le système bi-partisan, anti-populaire que l'on a connu.



Nous avons besoin d'un KKE fort, partout, car c'est le seul réel adversaire des monopoles, de leur pouvoir, des mémorandums permanents de l'UE, des gouvernements anti-populaires. Il y aura un gouvernement après les élections. En tout cas, il y a plusieurs formations, à la durée de vie limitée, qui sont prêt à y contribuer. Ce qui est important pour le peuple, c'est qu'il y ait un KKE fort, afin que le peuple puisse lui-même être fort.



Vous savez que le KKE est une force cohérente, indéfectible dans la lutte contre toute les offensives anti-ouvrières, anti-populaires. Vous savez ce que le KKE a fait depuis 96 ans et qu'il est la seule force de l'opposition populaire et ouvrière, dans et hors du parlement sur ces trois dernières années, depuis les élections de 2012. Où que vous portiez votre regard, vous voyez la contribution et l'impact des luttes des communistes. Cependant, vous savez que l'inflexion électorale du KKE a eu un impact négatif sur le dynamisme et le caractère de masse du mouvement ouvrier et populaire. Vous savez qu'en dépit de tout cela, le KKE ne lâche pas. Il soutient les employés, les paysans, les travailleurs indépendants, les retraités, les étudiants, les lycéens pour leur droit à la santé, à la sécurité sociale, aux retraites, à l'éducation, à la défense de leurs revenus, à leur logement, aux biens des travailleurs indépendants et de paysans pressés par les prêts usuriers et les taxes. Le KKE n'a jamais menti aux gens.



Nous nous adressons en particulier à ceux qui pensent à juste titre que la situation ne peut plus continuer comme cela, qu'ils « doivent s'en aller tous ». Nous devons rejeter le gouvernement actuel en rejetant la stratégie de l'UE du capital et non en choisissant un autre gouvernement qui mettra en place la même stratégie, avec certaines différences qui n'affectent pas la peuple de façon positive. Il nous faut tous considérer la chose suivante : ces dernières années les gouvernements de coalition sont passés, soutirant les voies populaires souvent par la peur du « pire » ou par les illusions sur le « moindre mal ». Qu'est-ce qui a changé pour le peuple ? Tant qu'un gouvernement gère le sort du peuple et du pays, enserré dans les chaînes de l'UE et du type de développement capitaliste, qui est obsolète et pourrissant, ce piège du moindre mal continuera à mener à de nouveaux gouvernements anti-populaires. Le peuple doit se libérer de tous les gouvernements anti-populaires et de leur ligne populaire, il doit prendre le pouvoir. La situation actuelle, en Grèce comme au niveau international, ne nous permet pas de perdre de temps.



Nous nous adressons à ceux qui se sentent radicaux, de gauche, progressistes, qui ont de l'expérience et de la mémoire, et ont participé à des luttes et qui aujourd'hui pensent voter pour SYRIZA, avec le cœur gros et peu d'espoir, sur la base du raisonnement du « moindre mal ». Aujourd'hui, vous pouvez voir plus clairement ce que la direction de SYRIZA, avec les assurances qu'il apporte au capital et aux organisations impérialistes, coupe tout lien avec l'histoire du mouvement populaire. Il offre l'opportunité aux forces les plus réactionnaires de cracher sur les traditions militantes de notre peuple. Il prend rapidement la place de la social-démocratie, et même une version pire qu'avant car la situation du capitalisme est pire, et que la situation dans le mouvement ouvrier est encore pire.



Nous nous adressons à vous qui n'êtes pas d'accord avec le KKE sur tout ou avez des réserves sur certaines de ses positions, mais qui comprennent que le KKE est la force qui défend de façon cohérente les intérêts du peuple. Tout ce qui a été gagné par le peuple l'a été par des luttes, dont le KKE a été en première ligne. Quand le mouvement et le KKE s'affaiblissent, le peuple perd.



Pensez à la force demain qui sera la prochaine à être en première ligne de la lutte pour les salaires, les emplois, leurs droits.



Le KKE appelle tout jeune conscient, tout travailleur ou retraité, tous ceux qui ne sont pas accablés par la misère et le défaitisme à joindre ses forces aux nôtres.



Il vous appelle à voter pour le KKE et à le renforcer partout. Afin que le peuple soit plus fort et que la résistance et la lutte populaire soient renforcées. Afin que l'Alliance populaire contre les monopoles et le capitalisme soit renforcé, afin que l'on puisse ouvrir la voie à la perspective d'un pouvoir ouvrier et populaire.

Mercredi 21 janvier 2015 3 21 /01 /Jan /2015 06:45
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La-grosse-colere-de-Manuel-Valls-contre-un-garde-du-corps-d.jpgInacceptable ingérence

 

Communiqué de l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide (UJRE) repris par http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Après les assassinats dirigés contre la liberté d’expression à Charlie Hebdo, après les assassinats antisémites de l’hyper cacher de la porte de Vincennes à Paris, la journée du 11 janvier 2015 a été un moment de sursaut national, de protestation et de solidarité, ce dont l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE [*]) ne peut que se réjouir.

 

 

C’est ce moment qu’a choisi le Premier ministre israélien, présent à Paris, pour appeler les juifs de France à rejoindre Israël. En leur proposant ainsi de déserter le combat pour les libertés et la démocratie en France, ce dirigeant, responsable encore tout récemment de milliers de morts civils dans la bande de Gaza, a pratiqué une inacceptable ingérence dans les affaires françaises.



Rappelons que depuis que la Révolution de 1789 a permis aux juifs d’accéder à la citoyenneté, ils ont toujours bénéficié des progrès de la démocratie. Quand celle-ci était compromise, ils ont su la défendre, comme ce fut le cas dès 1939 puis sous Pétain.



L’UJRE s’élève avec force contre les propos de Benjamin Netanyahou.



C’est en France que l’UJRE est résolue à mener le combat pour les valeurs démocratiques, la laïcité, le progrès social et l’émancipation de tous les peuples.



UJRE



Paris, le 14 janvier 2015

 

[*] L’UJRE, issue du mouvement de résistance « Solidarité » naît en 1943, dans la clandestinité, dans et par la Résistance à l’occupant nazi.

Mardi 20 janvier 2015 2 20 /01 /Jan /2015 13:11
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1163699-manuel-valls-and-laurent-fabius-french-950x0-1.jpgQuand Laurent Fabius louait le « bon travail sur le terrain » de la filiale d'Al Qaeda en Syrie

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Légende : Laurnet Fabius et Manuel Valls en visite sur un chantier à Doha (Qatar) en juin 2013

 

L'état de choc créé par l'attentat de Paris, sa manipulation sécuritaire par le gouvernement tente d'empêcher toute réflexion lucide sur ses causes profondes. Des rappels sont nécessaires sur les principaux soutiens au terrorisme islamiste. Et ils sont parmi nous.

 

Manuel Valls a promis la « guerre contre le terrorisme, le djihadisme, l'islamisme radical » après avoir insisté sur le combat contre l' « ennemi intérieur ». Des accents de George Bush pour justifier les aventures militaires de la France dans des combats douteux en Irak, Syrie, demain en Libye.

 

Il y a un an, en août 2013, la France était à deux doigts d'intervenir en Syrie … aux côtés des rebelles islamistes contre le gouvernement de Bachar al-Assad et l’État laïque syrien. Aujourd'hui, il s'agit officiellement de lutter contre ces mêmes islamistes, sans coopérer avec Assad.

 

Comment en est-on arrivé là ? Les alignements versatiles de la France ne sont pas nouveaux, elle qui est passée sous la présidence de Sarkozy de la lune de miel avec la Syrie d'Assad entre 2008 et 2010, au pays le plus enthousiaste à l'idée d'une chute imminente du régime en 2011.

 

Au début de l'insurrection syrienne, la France avait clairement choisi son camp : celui de soutenir une rébellion armée qui était sous domination islamiste, bien aidée par leurs bailleurs de fond qataris ou saoudiens, accessoirement nos alliés et acheteurs d'armes dans la région.

 

Un exemple très révélateur aujourd'hui de ce choix aux conséquences désastreuses, c'est la 4ème réunion des « Amis de la Syrie » à Marrakech le 12 décembre 2012, juste après la création de la Coalition nationale des forces de l'opposition (CNFOR) sous hégémonie du Qatar.

 

Les États-Unis poussent alors la France à suivre leur décision en classant le Front Al-Nosra, groupe djihadiste de plus en plus influent sur le terrain, sur la liste des organisations terroristes.

 

Il n'était alors plus un secret pour personne qu'Al Nosra entretenait des relations organiques avec Al Qaeda – devenant officieusement sa branche syrienne – et constituait l'organisation sœur de l’État islamique (EI), de plus en plus puissant dans l'Irak voisin.

 

La France refuse par la bouche du Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Celui-ci dit exprimer l'opinion de « tous les pays arabes vent debout » (qui sont tous ces pays ? Le Qatar, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis?) ainsi que « du président de la Coalition (CNFOR) ».

 

Pour lui, Al-Nosra ne pouvait être classée comme une « organisation terroriste », car « sur le terrain, elle fait du bon boulot ». Une déclaration édifiante mais révélatrice de l'attitude de la France vis-à-vis du djihadisme, du terrorisme islamiste dont Al-Nosra est l'incarnation.

 

La France va bientôt engager un « spectaculaire revirement », comme il fut commenté alors, en mai 2013, sous pression américaine et russe, marginalisée dans son soutien à une Coalition noyautée par le Qatar et les Frères musulmans, ainsi que dans sa proposition d'armer les rebelles, suscitant la colère du médiateur de l'ONU en Syrie, Lakhdar Brahimi.

 

Elle proposera alors fin 2013 de classer Al-Nosra parmi les organisations terroristes. Il faudra encore un an avant que nos partenaires privilégiés, en premier lieu le Qatar, se désolidarisent officiellement des groupes islamistes qui dominent la rébellion en Syrie.

 

Sans abandonner, tout comme la France, l'objectif initial : renverser le régime syrien, obstacle à la domination des impérialismes américains, européens et israéliens au Moyen-orient, à la reconfiguration du Moyen-orient sous la coupe de régimes islamistes compatibles avec eux.

 

Dans cette sorte de nouvelle « stratégie de la tension » que notre gouvernement essaie d'instaurer, plus que jamais, il est nécessaire de rappeler qui sont les principaux soutiens du terrorisme international, et ceux qui profitent de ce climat de terreur entretenu.

 

 

 

Lundi 19 janvier 2015 1 19 /01 /Jan /2015 06:43
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london-TRANSPORT-S_3162964b.jpgGrève massive et trafic paralysé à Londres : les chauffeurs de bus en colère contre le dumping social des compagnies privées



Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Les syndicats britanniques ont réussi leur pari, les bus à l'impériale sont restés au dépôt mardi dernier : une grève qui a uni les chauffeurs pour mettre un terme au dumping social entretenu par les compagnies privés, et des groupes publics étrangers comme la RATP.



Les employeurs privés et l'agence régionale publique gérant les Transports de Londres (TfL) avaient crié victoire avant l'heure : la grève du 13 janvier devait n'être suivie que par une part infime des chauffeurs de bus. Ce fut la plus grande grève dans le secteur depuis les années 1980.



Le premier réseau de bus européen à l'arrêt : 70 % des bus au dépôt



sorry-for-web_3162986a.jpgBravant les intimidations patronales, ce mardi, les syndicalistes d'Unite ont plus que respecté l'appel à la grève : plus de 70 % des services de bus étaient à l'arrêt, dans la plupart des 70 dépôts de Londres, les jaunes n'ont représenté qu'une insignifiante minorité.



De quoi perturber le premier réseau de bus d'Europe en volume, chaque jour 8 800 bus assurent 6,5 millions de trajets.



Indicateur inattendu venant corroborer le succès de la grève, le Réseau londonien pour la qualité de l'air a signalé un niveau de pollution exceptionnellement bas dans la capitale, divisée par deux par exemple sur Oxford Street par rapport à un jour ordinaire (de 350 à 180 µg/m3 par heure).



80 grilles salariales dans le réseau privatisé : 500 € par mois de différence !



La bataille portait sur les inégalités salariales entre les chauffeurs de bus de la capitale. Il existe actuellement 80 grilles salariales différentes, entre les 18 principales compagnies de bus privées opérant dans le réseau privatisé dans les années 1990.



Une privatisation qui prend sa forme la plus crue dans les contrats publics pour la cession de lignes et trajets spécifiques à des opérateurs privés qui engagent une course au moins-disant social, au dumping salarial pour empocher l'argent de la collectivité.



Entre les nouveaux conducteurs, les différences peuvent être considérables, variant de 9,30 £ (12 €) à 12,3 £ (16 €) par heure, 4 € par heure, ce qui représentait une différence à la fin du mois de 500 € en début de carrière et bien plus après.



Le combat pour l'alignement salarial vers le haut



Le syndicat exige une unique convention collective pour le secteur prévoyant l'alignement des conditions de tous les chauffeurs et personnels de bus vers le haut, l'uniformisation de la grille salariale.



Le directeur des bus pour le TfL a affirmé que la hausse des salaires conduirait nécessairement à « une coupe dans les services de bus ou une hausse des tarifs, voire les deux ».



Un raisonnement difficile à tenir quand les compagnies privées – ou filiales de compagnies publiques étrangères – qui opèrent sur le réseau londonien ont réalisé en tout 225 millions d'€ de profits en 2014.



Parmi ces profiteurs, on retrouve la RATP qui gère une des 12 grandes lignes initialement privatisées en 1994 : la « London united » cédée à Transdev puis la RATP qui entre 2012 et 2014 a pris possession de trois autres lignes mineures.



london-bus-strike_3162963c.jpgSelon le responsable régional du syndicat Unite, « les opérateurs de bus privés peuvent très bien affronter la question de l'inégalité salariale. On va les pousser à se mettre tous autour de la table et à commencer à parler d'un accord juste pour les travailleurs des bus londoniens ».



Une grève avait déjà été lancée sur les mêmes revendications le 29 décembre, celle du 13 janvier a montré la détermination à gagner cette bataille décisive, pour leurs conditions de travail et le symbole politique. Mais ce n'est qu'un début.

Dimanche 18 janvier 2015 7 18 /01 /Jan /2015 06:39
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lienpadsLes communistes algériens dénoncent l'odieux attentat de Paris, « aubaine providentielle » pour l'impérialisme français



Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) repris par http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Les attaques criminelles perpétrées au nom d'une conception moyenâgeuse de l'Islam par un groupe de fanatiques intégristes contre le périodique satirique français Charlie Hebdo puis contre une épicerie "casher" continuent de susciter une indignation légitime dans le larges milieux en France et dans le monde. Leurs tenants et aboutissants, les buts de leurs véritables commanditaires, suscitent également beaucoup d'interrogations dans les milieux politiques qui se méfient des services impérialistes. 

 

La condamnation de ces assassinats ne doit pas faire oublier que le journal Charlie Hebdo s'est illustré par une ligne anticléricale et antireligieuse primaire faite d'offenses gratuites à la foi des croyants de toutes confessions, une ligne marquée par le soutien depuis 20 ans à toutes les guerres et les ingérences impérialistes, une ligne qui a objectivement contribué à discréditer les communautés musulmanes vivant en France malgré les convictions antiracistes affichées par ses rédacteurs et caricaturistes.

 

Ces attentats sont une aubaine providentielle pour la bourgeoisie impérialiste occidentale. Avec un chômage qui frappe des millions de personnes et des opérations incessantes de remise en cause des conquêtes sociales des travailleurs, elle fait feu de tout bois. Elle cherche avec fébrilité les diversions qui détournent vers d'autres cibles ou d'autres sujets la montée du mécontentement populaire contre les causes de la crise capitaliste et le refus des politiciens de droite ou de gauche de s'attaquer à ses racines économiques, la propriété monopoliste des moyens de  production. Sous couvert de prévenir les actions terroristes, la bourgeoisie impérialiste occidentale profite du climat d'émotion créé par ce crime et exacerbé par ses médias pour accélérer la réalisation de ses plans de fascisation et de guerre: mise sous surveillance de la population et flicage concomitant des courants contestataires anticapitalistes, dans le cadre d'un "patrioct act" européen ouvert ou masqué, pour soi-disant traquer les mouvements des candidats au terrorisme; légitimation de ses interventions armées dans le monde et notamment en Syrie où ses tentatives de renversement par la force du régime syrien se heurtent à une résistance déterminée de la majorité du peuple syrien; tentative artificielle d'effacer l'antagonisme de classe fondamental entre exploités et exploiteurs, opprimés et oppresseurs de toute la planète en le remplaçant par une démagogique "union nationale sacrée face au terrorisme" à un moment où s'aiguise la crise du capitalisme et s'étend une paupérisation qui frappe encore plus durement les communautés immigrées marginalisées, objet d'un racisme clamé par les partis d'extrême-droite dans les médias qui leur offrent des tribunes permanentes au nom de la "liberté d'expression"; exacerbation du faux clivage entre musulmans et non-musulmans dans le but de dresser les uns contre les autres les exploités et les laissés pour compte de toutes confessions.

 

Indépendamment de l'émotion provoquée par ces actes ignobles, les communistes algériens rappellent que les plus grandes victimes de l'intégrisme religieux et de ses appuis extérieurs sont les peuples musulmans eux-mêmes. Ces peuples sont livrés aux appétits expansionnistes criminels de l'impérialisme occidental appuyé dans ses campagnes de guerre par ses alliés féodalo-bourgeois les plus obscurantistes des pays arabes et islamiques. Les Etats impérialistes occidentaux portent la responsabilité de l'extension de l'intégrisme dans le monde et par effet de boomerang chez eux. Ce sont eux qui ont soutenu et soutiennent depuis des décennies et par tous les moyens les courants obscurantistes pour contrer les courants anticapitalistes et antiimpérialistes dans le monde arabe et musulman. Ils les ont utilisés pour abattre l'URSS ou les régimes progressistes et patriotiques attachés à la défense de leur indépendance. Afghanistan, Yémen, Tchétchénie, Yougoslavie, Algérie, Libye, Syrie, Mali, Centrafrique, etc., dans tous ces pays le prétendu "monde libre et éclairé" tenu en main par la bourgeoisie impérialiste a systématiquement utilisé l'obscurantisme afin d'étendre sa domination économique et politique. Il y a semé mort et destruction pour diviser les masses laborieuses, évincer par la plus extrême violence les forces de progrès. Il y a installé ou tente d'y installer à leur place des valets corrompus et serviles. Afin d'affaiblir ses rivaux russes et chinois il instrumentalise les groupes rétrogrades qui se réclament soit d'un Islam dévoyé par les forces de l'argent et de l'affairisme soit d'un Dalaï Lama ouvertement rétribué par le gouvernement américain.


 

Qu'ils aient été manipulés ou qu'ils aient commis leurs actes en toute connaissance de leurs conséquences, les auteurs de ces actes appartiennent à ce même courant idéologique réactionnaire obscurantiste qui a lynché le dirigeant libyen Kaddafi sous la protection de l'aviation et des agents spéciaux français, des drones américains, sous les applaudissements de la droite et de la "gauche" impérialiste. C'est ce même courant qui participe depuis trois ans à la destruction de la Syrie pour renverser par la force le régime laïque de ce pays avec le soutien militaire, financier, matériel et politique des Etats impérialistes et des monarchies théocratiques du Golfe. Des dizaines de milliers de jeunes musulmans, de plus de 80 pays, dont la France, fanatisés ou trompés par une propagande réactionnaire mondiale orchestrée de façon effrénée sous le drapeau d'une prétendue défense des "sunnites" contre les "impies chiites et allaouites", ou de la lutte contre le "boucher de Damas", ont été directement ou moralement encouragés à se rendre dans ce pays. Ils ont été entraînés au maniement des armes et des instruments de communication les plus sophistiqués par les officiers instructeurs de l'OTAN en Turquie, en Jordanie, etc. 

 

A l'occasion de la condamnation populaire spontanée et massive de ces attentats, les dirigeants, les politiciens et les journalistes-valets des Etats impérialistes ont battu tous les records d'hypocrisie. Dans leur guerre pour dominer le monde, pour mettre la main sur les sources d'énergie et les voies de leur acheminement, les Sarkozy, Hollande, Fabius, Camerone, Merkel et Obama, ont toléré que des centaines de propagandistes professionnels d'une vision rétrograde de la religion intoxiquent en toute impunité les jeunes depuis des années dans les mosquées de France, ou d'autres pays. Ils ont fermé les yeux sur le fait que ces propagandistes soient rétribués par leurs alliés de l'Arabie saoudite et du Qatar. La participation du ministre algérien des Affaires étrangères à cette manifestation aux côtés des politiciens français, anglais, américains, etc., qui avaient contribué à innocenter les forces de l'obscurantisme de leurs crimes de masse en Algérie dans les années 1990 est une caution impardonnable à la duplicité des dirigeants de l'impérialisme.

 

Le dirigeant d'un des plus grands Etats terroristes du monde, Netanyahou, le plus grand massacreur de femmes, de vieillards et d'enfants, le responsable d'un Etat qui piétine impunément les résolutions de l'ONU et dénie aux Palestiniens leur droit imprescriptible à créer leur Etat pleinement souverain sur les territoires occupés par Israël le 5 juin 1967, ce criminel de guerre s'est pavané dans les rues de Paris aux côtés des chefs des Etats impérialistes, dont certains comme le chef du gouvernement espagnol sympathisent avec les fascistes et répriment durement les grévistes. Les images de Netanyahou en tête du cortège des chefs d'Etat qui ont mis le monde à feu et à sang contribuent à renforcer la haine des communautés arabes et musulmanes pour les complices des occupants israéliens. Mais aussi à entretenir le confusionnisme attisé par les chiens de garde de l'impérialisme afin de diviser sur des bases confessionnelles les travailleurs et les chômeurs français à l'heure où ils ont tous besoin de s'unir pour se battre contre le système capitaliste, source fondamentale des injustices, des exclusions et des guerres. Les criminels de guerre israéliens, les défenseurs d'une vision sioniste d'Israël, menacés d'isolement par le processus de reconnaissance de l'Etat palestinien, inquiets devant leur possible poursuite par la Cour Pénale Internationale, bien qu'il ne faille pas se faire d'illusions à ce sujet, cherchent à tirer profit de ces attentats pour améliorer leur image et justifier la poursuite du massacre des Palestiniens. Ils en profitent pour faire admettre par l'opinion européenne leur vision raciste et sectaire d'une terre exclusivement juive s'étendant jusqu'au Jourdain et débarrassée des Palestiniens. Ils préparent de nouvelles tragédies humaines par une propagande insensée qui présente Israël comme un foyer assurant une prétendue sécurité aux juifs du monde entier.

 

Les communistes algériens sont solidaires de la lutte de leurs camarades français pour dénoncer les manipulations de la bourgeoisie, de la sociale-démocratie, de leurs appareils de propagande et d'encadrement en ordre de marche pour une factice "union nationale" qui range dans le même camp l'ouvrier jeté à la rue et son patron "délocaliseur", les chômeurs et les gens du CAC 40, les jeunes marginalisés des banlieues et les milliardaires de Neuilly. Les communistes algériens vivant en France appuient le travail politique et idéologique de leurs camarades français pour combattre les opérations de division des travailleurs exploités et des victimes des antagonismes capitalistes à partir de différences confessionnelles, pour contrer les campagnes racistes et islamophobes. Ils appellent tous les communistes à redoubler d'efforts pour que les exploités et opprimés d'origine musulmane évitent de tomber dans le piège mortel d'une vision rétrograde de la religion, dans les pièges que leur tendent des provocateurs persistant dans leurs piques grossières contre leurs sensibilités religieuses. Le travail politique et idéologique doit s'intensifier pour que les exploités et les victimes de la marginalisation de confessions musulmane s'unissent à leurs camarades et amis français dans les luttes pour abattre le régime capitaliste, pour instaurer une société de fraternité, une société sans classe, la société socialiste, pour appuyer le combat de toutes les forces de progrès afin d'en finir avec les régimes théocratiques du Moyen Orient, alliés de l'impérialisme, et leurs réseaux propagandistes dans le monde.

 

PADS 13 JANVIER 2015

Samedi 17 janvier 2015 6 17 /01 /Jan /2015 06:34
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raif-saudi-arabia.jpegJe suis Raif, combattant de la liberté d'expression condamné à 1 000 coups de fouet en Arabie saoudite, alliée de l'Occident

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Légende de la photo : la fille de Raif Badaoui tient un portrait de son père

 

La présence à Paris dimanche d'un ministre saoudien pour dire « Je suis Charlie » : 9.5 sur l'échelle de l'hypocrisie ambiante. Au même moment, à Riyad, un jeune blogueur est condamné aux peines les plus barbares pour le plus simple usage de la liberté d'expression.

 

Il est difficile de choisir un coupable qui porte autant sur son visage l'innocence. Ses traits angéliques sont brandis dans des portraits par ses enfants accablés par la peur de perdre leur père. Son combat pour la liberté est porté par sa femme, qui alerte sur son sort depuis son exil canadien.

 

Lapidation pour un blogueur « libre-penseur »

 

article-2624260-1DAA25D000000578-957_306x423.jpgRaif Badaoui, 31 ans, est détenu depuis 2012 par le régime saoudien. Il a été condamné à 1 000 coups de fouet livrés sur la place publique, à 10 ans de prison ainsi qu'à une amende de 1 millions de rials (soit 250 000 €). Quel crime a bien pu commettre Raif ?

 

Celui de tenir un site d'orientation politique démocratique (« Free Saudi liberals »), défendant la liberté d'expression, la libération des prisonniers politiques et l'ouverture d'un débat sur les questions politiques en Arabie saoudite.

 

Il critiquait sur son blog les grands du Royaume, dont des figures religieuses comme le Grand Mufti d'Arabie saoudite, et tournait en dérision la police religieuse de la monarchie saoudienne, la Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice.

 

Crimes d'apostasie, blasphème, lèse-majesté : le Moyen-âge en 2015

 

Dans un premier temps, l'accusation avait réclamé la peine de mort pour « apostasie », soit l'abandon de l'Islam. Finalement, c'est le crime d' « insulte à l'Islam » qui a été reçu. Derrière l'accusation de « blasphème », c'est bien plus un « lèse-majesté » dont il s'agit.

 

La monarchie saoudienne s'appuie sur une vision fondamentaliste de l'Islam, le wahhabisme, accompagnant sa politique de diffusion du terrorisme islamiste dans le monde.

 

Elle constituait jusqu'alors une interprétation fort minoritaire de cette religion. Elle n'a connu une renaissance que dans les années 1930 en Arabie même, avec l'installation de la dynastie Saoud, patronnée par la puissance coloniale britannique puis soutenu par l'allié américain.

 

Une peine barbare en tout cas, pour un crime obscurantiste. Les 50 premiers coups de fouet ont été donnés vendredi dernier dans sa ville natale de Jeddah, devant une mosquée.

 

Une foule de plusieurs centaines de personnes ont rythmé les coups de fouet d'applaudissements, de sifflets d'encouragement et de cris « Allah Akbar » (Dieu est grand).

 

Selon ce qu'un témoin a conté à Amnesty international, « Raif était menotté et enchaîné mais son visage n'était pas couvert. Un officier de police s'est approché avec un grand bâton et a commencé à le frapper. Raif a levé sa tête vers le ciel, fermant ses yeux et cambrant son dos. Il n'a rien dit, mais vous pouviez voir sur son visage et son corps qu'il souffrait le martyr ».

 

Ce vendredi, il doit subir une seconde salve de 50 coups de fouet à Djeddah, un rituel qui devrait continuer pour les 19 prochaines semaines. Sa femme, Ensaf Haidar, désormais exilée à Montréal a déclaré – après l'avoir eu au téléphone – qu'elle n'était pas sûr qu'il résisterait à un second supplice.

 

« Raif m'a dit qu'il avait énormément souffert après sa flagellation, sa santé est précaire », a-t-elle confié à Amnesty.

 

Son avocat condamné à 15 ans de prison pour sa défense des droits humains

 

Son avocat, Walid Abou al-Khair a lui aussi été condamné en juillet à 15 ans de prison pour avoir dénoncé les violations des droits de l'Homme en Arabie saoudite. Il s'agit, prétextant le contexte anti-terroriste (un comble), de réprimer toute dissidence interne, fut-elle modérément libérale.

 

Une semaine après la condamnation officielle par Riyad des attentats de Paris, après la présence d'un ministre saoudien à la manifestation officielle de dimanche dernier, ce piétinement de la liberté d'expression crée un certain malaise, dans le monde arabe. Les caricatures ont fleuri sur le web.

 

B7DtUsQCYAIcV-z.jpgUne montrant un homme ressemblant à Raif fouetté alors qu'à côté le bourreau criait, des fleurs plein la bouche, « l'Arabie saoudite condamne les attaques contre la liberté d'expression à Paris ». Une autre image montrait un crayon lacéré de coups de fouet.

 

Notre allié saoudien : champion du monde de la peine de mort et du terrorisme

 

C'est un secret de polichinelle, l'Arabie saoudite a armé les factions islamistes en Syrie contre le régime d'Assad, dans une émulation morbide avec le Qatar, usant des facilités offertes par la Jordanie et la Turquie, avec la bénédiction de ses alliés américains, français et britanniques.

 

Ce n'est pas un secret du tout, la Charia est appliqué sous une forme extrêmement rigoriste. Sont considérés comme crimes passibles de la lapidation, la mutilation ou la décapitation : sodomie, athéisme, trafic de drogue (y compris cannabis), fornication, blasphème ou sorcellerie (sic).

 

L'Arabie saoudite détient le record du nombre de condamnations à mort avec 89 décapitations en 2014 prononcées par la monarchie absolue. La loi du talion y est appliquée, elle a ainsi conduit l'an dernier à la condamnation d'un jeune homme … à la paralysie après une agression durant son adolescence qui avait conduit tragiquement à la paralysie de sa victime.

 

B7ETfoHCMAASVSR.jpgCe que dénonçait Raif, c'était la police des mœurs, les « mutaween » (pieux) qui patrouillent dans les rues s'assurant du code vestimentaire, de la stricte séparation entre hommes et femmes, du respect des prières dictées par leur interprétation particulière de la Charia.

 

Le gouvernement encourage la délation de ses concitoyens. Un tribunal saoudien vient tout juste de condamner cinq hommes à 32 ans de prison et 4 500 coups de fouet pour avoir organisé une … Fête illégale de St-Valentin avec des femmes avec lesquelles ils auraient dansé et bu.

 

2015 sera l'année de la dénonciation de l'hypocrisie. Au moment où on nous demande de rejoindre l' « Union sacrée » nationale pour une « Sainte-Alliance » internationale menée par la France, les USA, appuyant l'Arabie saoudite, le Qatar, Israel, les premiers soutiens et acteurs du terrorisme international. Aujourd'hui, « nous sommes tous Raif ».

Vendredi 16 janvier 2015 5 16 /01 /Jan /2015 06:54
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