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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 23:35
La FMJD condamne l’attaque meurtrière de Suruc en Turquie

La FMJD condamne l’attaque meurtrière de Suruc en Turquie

Source FMJD, 22 juillet 2015, traduction (depuis l’anglais) MlN pour Solidarité internationale PCF

Des jeunes du monde entier s’étaient réunis cette semaine pour participer à la reconstruction de la ville syrienne de Kobane, à la frontière turque, habitée principalement par des Kurdes, détruite par les terroristes de « l’Etat islamique ». Un attentat sanglant a visé cette manifestation de solidarité internationale, au moment de la conférence de presse qui la présentait au centre culturel Amara dans la localité turque de Suruç. L’explosion de la bombe a causé la mort de 31 personnes, en a blessé une centaine, principalement des jeunes.

La Fédération mondiale de la jeunesse démocratique, FMJD, a rendu publique une déclaration de condamnation que nous avons traduite. NdR.

 

« La Fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD) condamne l’attaque meurtrière commise dans la ville turque de Suruç qui a entraîné la mort d’au moins 28 personnes et en a blessé plus de 100, principalement des étudiants.

L’attentat contre le centre culturel s’est produit lors d’une manifestation organisée, malgré la décision du gouvernement turc de l’interdire, visant à faire participer un groupe de jeunes gens à la reconstruction de la ville de Kobane (Aïn-Al-Arab), attaquée et détruite par Daech (« Etat islamique »). Ce même Daech est soutenu par le gouvernement turc pour attaquer la ville et est financé, armé et soutenu par les Etats-Unis, l’UE et leurs alliés contre la liberté, la souveraineté et l’unité du peuple syrien.

Cette attaque est un acte fasciste. Pour la FMJD, l’essor du fascisme dans la région est le résultat des projets et des interventions impérialistes au Moyen-Orient, comme dans le monde entier.

La FMJD exprime sa solidarité avec les familles des victimes de Suruç et appelle la jeunesse anti-impérialiste à suivre la voie de la lutte organisée contre l’impérialisme et ses plans, ainsi qu’à résister face à toutes les forces fascistes réactionnaires qui cherchent à détruire l’unité des peuples et l’unité de mouvement anti-impérialiste de la jeunesse. »

Budapest, 22 juillet 2015

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 19:36
Situation en Grèce : analyse du Parti communiste luxembourgeois (KPL-PCL)

Situation en Grèce : analyse du Parti communiste luxembourgeois (KPL-PCL)

Communiqué du Comité central du KPL-PCL, 14 juillet 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

Solidarité avec le peuple grec – maintenant enfin de la bonne façon !

Lors du dernier sommet extraordinaire de l’Eurogroupe, les chefs d’Etat et de gouvernement ont montré une nouvelle fois leur vrai visage de représentants des intérêts du grand capital et du capital financier. La chancelière allemande guidant la plume, la Grèce s’est vue infliger de nouvelles mesures d’austérité qui pèseront encore plus durement sur les actifs, les retraités, les jeunes, les chômeurs et les couches moyennes. Que le gouvernement luxembourgeois et le président luxembourgeois de la Commission européenne aient également approuvé ce diktat laisse clairement voir dans quel camp ils se situent.

La liquidation de l’économie grecque

Les « réformes » décidées à Bruxelles, des impôts, du droit du travail, des retraites, les nouvelles privatisations, le transfert de biens publics à un fonds extérieur (suivant le modèle de la liquidation de l’économie de la RDA), destiné aux trois quarts aux banques privées, au remboursement de dettes, le nouveau renoncement à des droits souverains, montrent comment le gouvernement grec a totalement capitulé devant les exigences de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, après avoir auparavant répandu l’illusion qu’un accord loyal avec l’UE, sans austérité supplémentaire, serait possible. L’illusion s’est retrouvée aussi dans l’idée propagée par Syriza et, ici dans notre pays, par « Déi Lenk » (le « Front de gauche » luxembourgeois constitué sans et contre le PCL – NdT) selon laquelle l’Union européenne pourrait être réformée dans le sens d’une « Europe sociale ».

Les derniers événements ont montré à nouveau comment les conditions imposées par les forces dominantes foulent au pied toute volonté d’expression démocratique. Ils confirment qu’aucun changement fondamental dans l’intérêt des travailleurs n’est gagnable à l’intérieur de cette UE qui prétend défendre la « solidarité » et la « justice sociale ». En particulier en temps de crise, les classes dominantes ne sont pas prêtes à la moindre concession, mais font tout pour garantir et encore démultiplier leurs profits par l’écrasement des revendications. Elles utilisent pour cela les instruments dont elles se sont dotées pour garantir leur domination de classe, parmi lesquels l’Union européenne et la monnaie unique européenne, l’euro, derrière lesquelles se cachent aussi les objectifs allemands de grande puissance.

Aucun changement sans rupture avec les conditions dominantes

De véritables changements dans l’intérêt des actifs, des retraités, des jeunes, des chômeurs et des couches moyennes ne sont possibles qu’avec une rupture avec les conditions de la domination capitaliste et avec une socialisation des banques et des grandes entreprises. Cela ne vaut pas que pour la Grèce mais aussi pour tous les autres pays de l’UE, Luxembourg compris.

De plus en plus de Grecs reconnaissent que, sans lutte, aucune victoire ne peut être obtenue. De plus en plus d’hommes et de femmes descendent dans la rue et manifestent pour leurs droits, contre la politique d’austérité imposée par l’UE. Le Parti communiste luxembourgeois exprime sa solidarité inébranlable avec le peuple grec, avec le Parti communiste grec, avec le syndicat de lutte PAME et avec tous ceux qui se mobilisent contre la politique d’austérité.

Le Comité central du Parti communiste luxembourgeois (Kommunistische Partei Luxemburgs)

A Esch-sur-Alzette, le 14 juillet 2015

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 16:52
Situation en Grèce : « le « Grexit » comme chance pour un développement social ». Communiqué de la fédération de Styrie du Parti communiste autrichien (KPÖ).

Communiqué de la fédération de Styrie du Parti communiste autrichien (KPÖ), 13 juillet 2015. Traduction MlN pour Solidarité internationale PCF. La Styrie est une région d’un million d’habitants. C’est la seule où le KPÖ est représenté au parlement régional et dans les plus grandes municipalités (20% dans la capitale Graz). La fédération de Styrie du KPÖ revendique son orientation marxiste-léniniste, contrairement au KPÖ national lié au PGE.

Le « Grexit » comme chance pour un développement social. La Grèce et les limites à la démocratie.

Une nette majorité de la population grecque a rejeté, le 5 juillet, le catalogue d’exigences voulu par l’UE et le FMI. Ce dernier comprend des mesures qui signifient encore davantage de pauvreté et n’offrent aucune perspective d’avenir pour le pays. Pourtant, les Grecs, qui ont voté NON, se retrouvent maintenant avec un OUI.

Le procédé utilisé a été la menace d’une mise en faillitepar l’UE et par le gouvernement grec dans le même temps. La démocratie est tolérée dans l’UE tant qu’elle n’atteint pas les intérêts capitalistes. La Grèce a été mise à genoux au moyen d’un chantage non dissimulé. Le premier ministre Tsipras accepte maintenant des conditions qui vont au-delà de ce sur quoi le peuple a été consulté le 5 juillet.

L’UE, sous direction allemande, a fait un exemple. Avec le cas grec, démonstration doit être faite qu’il n’y a aucune sortie du cercle vicieux néolibéral. Celui qui tente quand même, celui-ci est traduit en procès sur la scène internationale. Le signal est donné : il n’y a aucune alternative à l’austérité et au néolibéralisme. Il faut une fois pour toutes que les hommes et les femmes dans toute l’Europe se le mettent dans la tête.

Par son seul attachement inconditionnel à l’euro, le gouvernement grec s’est exposé à ce chantage. Un « Grexit » aurait, au contraire, offert, à moyen terme, la possibilité d’un développement social. La casse sociale et démocratique n’est ni une loi de la Nature, ni une fatalité économique comme on le répète aux gens depuis des décennies. Une chose devrait être apparue clairement à tout citoyen de l’UE : dans le carcan de l’UE et de l’euro, aucune autre voie n’est possible. La Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international fixent les limites de la démocratie.

Le KPÖ-Styrie est aux côtés des Grecs qui se mobilisent pour un développement social, pacifique et démocratique de leur pays. Il n’y aura pas de tel développement, en Grèce comme en Autriche, à l’intérieur de l’UE.

13 juillet 2015

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 19:34
Situation grecque: analyse du PC portugais

A propos des décisions annoncées au sommet de l’Eurogroupe sur la Grèce

Communiqué du bureau de presse du Parti communiste portugais, 13 juillet 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

  1. A la vue des décisions du sommet de l’Eurogroupe visant à engager des négociations sur un nouveau « mémorandum » pour la Grèce, le PCP réaffirme sa condamnation des procédés de chantage, de déstabilisation et d’asphyxie financière utilisés par l’UE et le FMI pour imposer au peuple grec la poursuite de son endettement, son exploitation, son appauvrissement et sa soumission.

Ce procédé d’ingérence et de chantage, s’il ne s’est pas privé d’exploiter les incohérences, contradictions et compromis du gouvernement grec et s’il a pris ces derniers jours des aspects encore plus durs, révèle la nature politique et les buts politiques du processus capitaliste d’intégration européenne et la crise profonde qu’il rencontre. Ce procédé montre qu’il n’y a pas de solidarité et de cohésion de l’Union européenne.

  1. Le PCP condamne l’alignement du gouvernement portugais et du président de la République sur les diktats de l’Union européenne et de son directoire de puissances. Cet alignement, avec la complicité du Parti socialiste, va à l’encontre de l’intérêt national et trahit la volonté de poursuivre au Portugal la politique d’exploitation, d’appauvrissement et de soumission du pays aux diktats du grand capital, de l’Union européenne et du FMI.
  2. Indépendamment d’une plus ample analyse et de nouveaux développements, le PCP constate que les décisions qui viennent d’être annoncées sont profondément contraires aux aspirations et aux intérêts des travailleurs et du peuple grecs et à la volonté de changement de politique exprimée aux élections du 25 janvier et au référendum du 5 juillet. Elles s’inscrivent dans la continuité et l’aggravation du cours qui a mené la Grèce à la situation actuelle de catastrophe économique et sociale et de dilapidation de ses ressources, actifs et richesses, et qui la maintient ligotée dans le carcan du « Mécanisme de stabilité européen », de l’euro, du Traité budgétaire, de la gouvernance économique et du FMI.

Le PCP constate qu’étant donné la taille et la nature insoutenable de la dette, les institutions de l'UE elles-mêmes admettent l’éventualité d’en changer les termes et les intérêts.

  1. Ce que montre le processus à l’œuvre en Grèce, ce que prouvent la méthode et le résultat du sommet de l’Eurogroupe, c’est qu’une politique véritablement porteuse des valeurs de justice et de progrès social, de développement souverain et de démocratie, exige une rupture avec les contraintes de l’euro et de l’Union monétaire européenne dictées par les intérêts du grand capital financier et le directoire des puissances de l’Union européenne en violation profonde avec la souveraineté des peuples.

Ce processus ne montre pas la fatalité d’une posture de soumission aux injonctions et au chantage de l’Union européenne mais la nécessité de la résistance et de la lutte pour une rupture avec les politiques fondées sur les inégalités et la régression économique et sociale.

  1. Le PCP exprime sa solidarité avec les travailleurs et le peuple grecs, son soutien à leur lutte contre les politiques d’exploitation, d’appauvrissement et de soumission imposées par l’Union européenne, le FMI et les gouvernements successifs au service du grand capital.
  2. L’évolution de la situation dans l’Union européenne et le processus en cours en Grèce attestent de la validité et de la justesse de l’analyse et des propositions du PCP, en particulier en ce qui concerne l’urgence d’une renégociation de la dette portugaise, de ses termes, montants et intérêts (reconnue maintenant par beaucoup comme inévitable) et le besoin d’étudier et de préparer la libération du pays de sa soumission à l’euro afin de résister aux procédés de chantage et de garantir une souveraineté monétaire, budgétaire et économique.

Au Portugal, seule une politique patriotique de gauche peut assurer le développement et le progrès économique et social et briser la voie du déclin et de l’abdication nationale sur laquelle le PS, le PSD et la CDS veulent poursuivre. C’est la voie de l’affirmation de la souveraineté, basée sur la volonté, l’intervention et la force du peuple portugais que le PCP est déterminé à porter, assumant toutes les responsabilités que le peuple voudra lui assigner.

Le PCP, confiant dans la force du peuple portugais et des autres peuples d’Europe, est profondément convaincu qu’il sera possible de construire une Europe de coopération entre Etats souverains avec des droits égaux, de progrès, de liberté et de paix, fondée sur les valeurs de solidarité, de justice sociale, de démocratie et de respect mutuel.

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 18:41
Situation grecque: débats au sein du PCF

Nous reproduisons ci-dessous, à titre d'information, un article du site vivelepcf relatif aux positionnements successifs de la direction du PCF et aux vifs débats dans le Parti cette semaine sur la question grecque. Solidarité internationale PCF.

 

La majorité des parlementaires PCF votent finalement contre l’accord UE/Tsipras : soulagement et interrogations

EDT pour Vivelepcf, 16 juillet 2015

Mercredi 15 juillet, finalement, la majorité des députés et sénateurs communistes ont voté NON à la validation du nouvel accord UE/Grèce, quatre sénateurs s’abstenant. La direction du PCF a corrigé sa position exprimée en début de semaine. André Chassaigne, président du groupe GDR, avait alors annoncé publiquement son intention de voter OUI. Dans son interview à l’Huma du 15, Pierre Laurent a également largement rectifié son communiqué du 13 dans lequel il saluait la signature de l’accord et se « réjouissait que la France ait joué un rôle positif aux côtés d’Alexis Tsipras ».

Comme de nombreux camarades, qui avaient exprimé leur réprobation depuis lundi (voir appel en lien), nous sommes soulagés de ce changement de position.

Un vote OUI aurait placé notre parti, un parti communiste, avec tout ce que ce nom signifie historiquement dans notre pays et à l’étranger, en porte-à-faux avec ceux qui refusent, résistent et luttent en Grèce contre les mesures antisociales d’une violence inouïe voulues par les capitalistes européens. Un OUI aurait, en France, handicapé nos propres luttes contre l’austérité, prétextée également par Hollande et Valls au nom des déficits et de la dette publics. Un OUI aurait donné une caution à la volonté de domination et au chantage exercé contre les peuples par l’UE du capital.

Toutefois, ce changement de position laisse en suspens dans le Parti plusieurs questions importantes.

Depuis le départ, la direction du PCF, relayée par l’Huma, apporte un soutien inconditionnel, aveugle, aux positions et à la stratégie d’Alexis Tsipras en Grèce. Les discours d’André Chassaigne et de Pierre Laurent à l’Assemblée et au Sénat le 15 saluent toujours « le courage et la responsabilité exemplaires » du premier ministre grec. Pourtant, Tsipras a fait voter en Grèce le projet que nous avons refusé en France. Objectivement, Tsipras se trouve à faire passer un mémorandum encore plus gravement antisocial que les précédents sur lesquels il avait promis de revenir, pire aussi que le projet de l’UE contre lequel il a appelé à voter le peuple au référendum du 5 juillet. Nos camarades du Parti communiste grec, le KKE, dénoncent depuis l’accompagnement de la politique des capitalistes grecs et européens par Tsipras. Hier, 39 députés de Syriza et la direction de ce parti ont, à leur tour, désavoué le gouvernement de coalition de Tsipras et Kammenos (leader du parti de droite nationaliste xénophobe et néolibéral ANEL), Tsipras étant maintenant soutenu par ND et le PASOK, partis précédemment aux affaires.

Nous réitérons la demande de l’ouverture d’un large débat dans le Parti avec une tribune ouverte dans l’Huma, incluant, entre autres, une interview des représentants de notre parti frère, le KKE, dont les positions et les actions sont anormalement occultées dans notre journal.

Les déclarations de Pierre Laurent et André Chassaigne de lundi ont révélé également un décalage avec l’état d’esprit des communistes et de nos sympathisants. Il est apparu à beaucoup ahurissant qu’ils saluent « un rôle positif » de François Hollande. A ce sujet, certains, dont nous-mêmes, mettent en garde contre toute tentation de diabolisation des dirigeants allemands (coalition CDU-SPD que nous dénonçons évidemment), dont Mélenchon offre une caricature aux accents xénophobes. L’impérialisme allemand, dominant, et l’impérialisme français sont parfois rivaux mais toujours alliés dans l’UE du capital contre les droits des travailleurs.

Les témoignages permanents des dirigeants du Parti, à l’unisson avec le PGE et Tsipras, d’attachement à « l’Europe » et même à l’euro, la volonté de ménager un espoir (une illusion) de « réorientation » démocratique et sociale de l’UE se heurtent aux faits. L’UE et son premier instrument, l’euro, sont dirigés contre les peuples, cherchent à les opposer les uns aux autres, font le lit des partis nationalistes et d’extrême-droite. Notre parti, le PCF, a-t-il eu tort de 1951 à 1998 de considérer qu’une coopération mutuellement avantageuse entre les peuples d’Europe n’est possible qu’avec une rupture avec ces institutions capitalistes ?

Le cas grec rend encore plus indispensable de reposer le débat dans le PCF.

Dans l’immédiat, le vote des parlementaires communistes français nous permet de réaffirmer à ceux qui luttent en Grèce, à nos camarades grecs, aux syndicats de lutte grecs (dont le principal, le PAME, proche du KKE), notre solidarité dans une période d’instabilité dangereuse pour tout un pays.

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 18:35
Appliquer l’accord de Vienne au programme nucléaire israélien! PC d'Israël

Parti communiste d’Israël: "une victoire du peuple d’Iran contre l’impérialisme, un échec de la provocation de Netanyahu"

Communiqué du Parti communiste d’Israël, 16 juillet 2015 (traduction depuis l’anglais, Solidarité internationale PCF)

Appliquer l’accord de Vienne au programme nucléaire israélien!

"Le Parti communiste d’Israël salue l’accord historique sur le programme nucléaire iranien obtenu à Vienne. Il représente le triomphe du dialogue et de la négociation sur la guerre et l’adversité, une victoire du peuple iranien dans sa lutte contre l’intervention impérialiste et pour son droit à développer une industrie nucléaire à des fins pacifiques. Il représente également, de toute évidence, un échec des politiques de provocation et d’intimidation de Netanuyahu.

Le Parti communiste d’Israël insiste : l’accord de Vienne devrait s’appliquer également au nucléaire israélien, notamment puisqu’il n’a jamais fait l’objet d’une inspection réglementaire internationale et qu’il représente de ce fait une véritable menace pour la paix et la stabilité dans la région, de même que pour la sérénité et la sécurité des citoyens israéliens eux-mêmes.

Le Parti communiste d’Israël reste pleinement engagé dans sa bataille de longue date pour le désarmement nucléaire et l’élimination des autres types d’armes de destruction massive."

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 20:12
Grèce, contre le 3ème mémorandum : tous aux RASSEMBLEMENTS du PAME (coordination syndicale animée principalement par des communistes).

Bureau de presse du PAME, 13 juillet 2015, traduction Solidarité internationale PCF

TOUS AUX RASSEMBLEMENTS organisés par le PAME

Mercredi 15 juillet

Tous dans la rue! Battons-nous maintenant!

Le secrétariat exécutif du PAME dénonce l’accord tourné contre les travailleurs, le 3ème mémorandum décidé au sommet de la zone euro.

Le parti social-démocrate SYRIZA, le parti d’extrême-droite ANEL, le parti conservateur ND et les autres partis politiques bourgeois ont immédiatement retourné les votes NON et OUI au référendum en une seule réponse : « accord avec l’UE à n’importe quel prix ». « Accord » égale « nouveau mémorandum » avec un nouveau cortège de mesures antipopulaires, des mesures qui s’additionneront aux lois contre les travailleurs issues des deux premiers mémorandums.

Cet accord ordonne la destruction de tous les droits qui restent aux travailleurs, la destruction des allocations sociales, du droit du travail, des taxes plus lourdes sur les couches populaires.

Le PAME appelle la classe ouvrière à rejeter le nouvel accord, en luttant pour dire NON au troisième mémorandum et sa barbarie, non aux nouvelles mesures et à leur brutalité.

Nous avons le pouvoir de rejeter le mémorandum, les patrons et les directions syndicales vendues, d’exiger des mesures immédiates de soulagement de l’urgence sociale et de restitution de nos acquis perdus.

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 19:29
Sur les tueries de Ghardaïa (Algérie) – Communiqué du PADS

Sur les tueries de Ghardaïa (Algérie) – Communiqué du PADS (Parti algérien pour la démocratie et le socialisme), 10 juillet 2015

Les tueries organisées ces derniers jours à Ghardaïa par des groupes de fanatiques manipulés contre les citoyens d'origine mozabite sont le résultat de la passivité criminelle du pouvoir depuis deux ans. Un nouveau pas dans la dégradation de la sécurité des personnes et des biens vient d'être franchi avec l'emploi d'armes à feu par des bandes cagoulées circulant dans de grosses motos et tirant sur les uns et les autres. 25 personnes ont été assassinées en l'espace de quelques heures. Des dizaines d'autres ont été blessées, des locaux et des moyens de transport ont été détruits, des habitants contraints sous la menace de quitter leurs logements qui ont été incendiés.

Le chef de l'Etat et le gouvernement se sont enfin décidés à annoncer des mesures de fermeté pour neutraliser l'action des groupes qui terrorisent la population. Leur passivité devant les événements a eu pour conséquence d'encourager le développement de groupes de criminels et d'incendiaires apparemment assurés de jouir d'une impunité totale dans la persécution et l'assassinat des citoyens d'origine mozabite. Les jours prochains montreront si ces décisions sont réellement appliquées ou ne sont qu'un rideau de fumée pour tenter de calmer l'indignation des citoyens face à ces actes.

Des intérêts et des objectifs imbriqués de l'impérialisme et des classes exploiteuses et affairistes internes antinationales sont à la source de l'escalade dans les affrontements dans cette région:

- L'action de groupes obscurantistes qui, depuis des années, attisent les discordes entre rites religieux, sèment la haine entre malékites et ibadites, jusque dans les écoles sans que le pouvoir n'ait tenté de sanctionner leurs auteurs. Les groupes obscurantistes jugent que le moment est favorable à leurs actions criminelles au vu du soutien apporté par l'impérialisme à leurs acolytes en Libye, Irak, Syrie, Caucase, Chine, etc. Ils sont au service des plans des Etats impérialistes, des monarchies moyenâgeuses du Golfe dont le but est de disloquer le pays, séparer de lui les régions sahariennes, s'emparer de leurs richesses. Des éléments aventuriers rêvent de régner à la tête d'émirats assis sur les nappes pétrolières et gazières du Sahara algérien.

- Les opérations de subversion des puissances impérialistes qui ont enrôlé ces dernières années des milliers de citoyens sous couvert de défense des "droits de l'homme", des droits des "minorités", des droits des chômeurs, etc. Les Etats impérialistes se servent d'eux pour atteindre leurs objectifs, dont les principaux sont l'accaparement des ressources énergétiques du pays et la transformation de l'armée algérienne en gendarme de leurs intérêts dans la région, en supplétif de leurs plans dans le monde. Ils incitent ces citoyens, trompés ou consentants, à lancer des mots d'ordre incendiaires ou à appeler à l'autonomie du Mzab. Ils les assurent de leur couverture politique, comme en témoignent de façon hypocrite le récent rapport du gouvernement US sur l'état des "droits de l'homme en Algérie " et la résolution des parlementaires européens du 30 avril. Ils appliquent les mêmes procédés expérimentés en Libye, en Irak et en Syrie pour justifier leurs interventions politiques et militaires en Algérie.

- Le travail de diversion mené par les politiciens des classes parasitaires, exploiteuses et affairistes mafieuses, dans le pouvoir ou l'opposition, pour détourner l'attention des mesures mises en application par le pouvoir contre les intérêts des travailleurs et des autres couches sociales populaires pour soi-disant faire face à la gravité des conséquences de la chute des recettes pétrolières. Le régime, avec le silence complice de la prétendue opposition, va faire payer par les travailleurs les conséquences de sa politique de fuite en avant dans la dilapidation des ressources en devises. De nouvelles baisses d'impôts et de nouveaux cadeaux fiscaux et "sociaux" de toutes sortes, sont décidés sous prétexte de stimuler l'activité économique, de créer des emplois. D'autres mesures, comme la dévaluation de fait du dinar et la hausse des taxes locales ont ou vont toucher de plein fouet les travailleurs et les couches populaires. D'autres décisions en faveur des couches bourgeoises et des multinationales sont en préparation, d'autres plans d'accaparement des richesses du pays par la grande bourgeoisie et des grands affairistes sont en marche. Ceux-ci ne cachent plus leur intention de s'emparer directement des gisements de pétrole. Pour atteindre leurs objectifs, la bourgeoisie et son régime ont besoin de diviser les travailleurs et les masses populaires, d'empêcher leur mobilisation unie.

Les opérations subversives et les manœuvres de l'impérialisme et de la réaction se déroulent sur un terrain fertile à Ghardaïa et dans d'autres régions du pays: l'ampleur du chômage qui frappe les plus jeunes et l'injuste répartition des revenus accaparés par une minorité. Ce chômage est le résultat du refus du régime de relancer l'industrialisation et le développement des secteurs productifs dans le cadre de la réhabilitation des entreprises publiques économiques. Mû par la recherche du profit facile et immédiat, le secteur capitaliste privé a montré son incapacité à résoudre les graves problèmes d'emploi, de revenu et de dépendance économique du pays.

Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme se recueille en mémoire des victimes des tueries. Il exige du gouvernement qu'il neutralise et châtie de façon exemplaire les groupes et les éléments criminels qui ont endeuillé la région, qu'il sanctionne les responsables et les agents de l'Etat complices de ces criminels.

Il exhorte les travailleurs et les enfants du peuple à ne pas se laisser entraîner dans les divisions régionalistes ou tribales dont les seuls bénéficiaires sont tous ceux, nationaux ou entreprises capitalistes étrangères, qui s'enrichissent en pillant les richesses de la nation et en exploitant férocement les travailleurs.

Il les appelle à créer des syndicats de classe, des organisations de jeunes et de femmes, de petits paysans, de petits artisans et commerçants qui luttent pour leurs propres intérêts et non pour ceux du capitalisme local et international.

Parti des communistes algériens qui luttent pour une société de bien-être pour les travailleurs, débarrassée de l'exploitation, de l'oppression et des injustices, de la misère et de la pauvreté, de l'ignorance et de l'inculture, le PADS invite les travailleurs conscients et combatifs à renforcer leur parti communiste, parce que avec l'aggravation de la crise du capitalisme, le seul choix qui permet aux peuples de vivre dans la paix, le plein-emploi, la sécurité et la garantie du lendemain, est le régime socialiste.

PADS, 10 juillet 2015

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 23:52
KKE, 10 juillet: Non au nouveau mémorandum de “gauche”

Non au nouveau mémorandum de “gauche”

Compte-rendu du KKE, 11 juillet 2015, traduction depuis la page en anglais du site du KKE, par MlN pour Solidarité internationale communiste PCF

Le gouvernement du parti de « gauche » SYRIZA et du parti nationaliste ANEL place le fardeau insupportable de nouvelles mesures antipopulaires sur le dos de la classe ouvrière et des autres couches du peuple, avec le soutien du parti de droite ND, du parti social-démocrate PASOK (les deux gouvernaient ensemble jusqu’en janvier 2015) et du parti centriste POTAMI.

Dans la nuit du 10 juillet, a été mise à l’ordre du jour de la séance plénière du Parlement la question d’autoriser ou non le gouvernement à négocier un nouveau mémorandum, le 3ème, comprenant une série de mesures antipopulaires. L’alternative a été posée de la façon suivante : ou bien la continuation de la ligne politique antipopulaire, ou bien la banqueroute du pays et une sortie de la zone euro.

Le premier ministre, Alexis Tsipras a défendu son mémorandum, le « mémorandum-Tsipras », en expliquant en substance que les mesures antipopulaires devaient être prises pour regagner la confiance des investisseurs et des marchés.

A 5 heures du matin, 251 députés ont voté pour la proposition du gouvernement. L’ensemble du groupe KKE a voté contre. Au final, il s’est trouvé 32 voix contre et 8 abstentions volontaires. 9 députés étaient absents.

Ces développements, qui révèlent une fois de plus le vrai visage du gouvernement « patriotique de gauche » de SYRIZA/ANEL, montrent la position inacceptable tenue ces derniers mois par différentes forces à l’étranger, y compris par certains partis communistes et ouvriers, qui ont soutenu le gouvernement au nom de la « solidarité avec la Grèce ».

Prenant la parole devant le Parlement pendant la discussion générale relative à « l’autorisation » au gouvernement d’approuver le nouveau, 3ème, mémorandum, le secrétaire général du Comité central du KKE, Dimitris Koutsoumbas, a insisté interpelant gouvernement :

« Vous avez toujours pratiqué l’absence de morale en politique, l’opportunisme, ce qui veut simplement dire littéralement, sans approfondir théoriquement, être opportuniste et aventuriste.

Il y a à peine 10 jours, ici même, pendant la discussion sur la proposition de référendum, le KKE a clairement expliqué devant vous que vous appeliez le peuple à voter sur un « oui » ou un « non » qui ne diffèrent que superficiellement, puisque tous les deux portaient l’acceptation d’un nouveau mémorandum, peut-être pire encore que les précédents.

Vous avez transformé le « non » du peuple en un « oui » à un nouveau mémorandum.

Cela s’est trouvé confirmé le lendemain même du référendum. Les autres partis politiques, aussi bien ceux qui soutenaient le «oui» que ceux qui soutenaient le «non», se sont mis d’accord sur un nouveau mémorandum qui sera encore plus dur.

Nous étions certains depuis le départ qu’il allait en être ainsi. Non parce que nous sommes devins, mais parce que votre stratégie, votre programme, votre position sur l’UE, l’euro et les alliances capitalistes en général, votre position sur le mode de développement et le système qui vous servez, vous menaient inévitablement du côté de l’UE, de la BCE, du FMI, du grand capital, des groupes monopolistes. Avec eux, vous avez vu comment le butin serait partagé, comment vous alliez servir leurs rendements, comment, en fin de compte, vous alliez diminuer le revenu de la population, comment vous alliez économiquement réduire le prix de la force de travail, comment vous alliez sucer les gens jusqu’à l’os pour que les parasites du système puissent prospérer ».

Le secrétaire général du CC du KKE, au sujet de l’alternative posée par le gouvernement, « accord antisocial, c’est-à-dire mémorandum, ou Grexit », a souligné les points suivants : « Le 3ème mémorandum va se traduire par une véritable banqueroute pour le peuple. Evidemment suivant une voie qui, d’une certaine façon, est mieux ordonnée. Nous allons connaître des mesures antipopulaires barbares. Avec le Grexit, nous connaîtrions un appauvrissement rapide, la faillite des ménages conjuguée avec la faillite de l’Etat, sans aucune voie de sortie, toujours pris au piège, emprisonnés dans le carcan de l’UE, dans le même vieux mode de développement capitaliste.

C’est pourquoi tous les autres partis portent une responsabilité historique, en particulier SYRIZA qui gouverne aujourd’hui et a bénéficié de la confiance du peuple.

La véritable voie pour sortir de la crise, pour un développement profitable aux intérêts des travailleurs et de la population, passe par l’organisation du peuple lui-même, la mise au point de son intervention, un langage de vérité, des programmes et des positions clairs qui permettent au peuple lui-même de décider, de prendre le pouvoir et d’organiser l’économie et une nouvelle société, en dehors et bien loin des regroupements capitalistes, avec une planification centralisée, avec une propriété socialisée des richesses produites par la classe ouvrière et le peuple.

Toutes les autres options se ramènent aux expériences d’échec de la gestion social-démocrate, des soi-disant gouvernements de gauche qui ont géré le système dans le cadre du capitalisme. Les espoirs fugitifs qu’ils ont répandus, les fausses attentes ont conduit le peuple à une grande désillusion, le mouvement des travailleurs à un recul. Ils ont renforcé les tendances conservatrices et même extrêmement réactionnaires ».

A propos de l’enchevêtrement entre la « question grecque » et les contradictions interimpérialistes, D. Koutsoumbas a fait remarquer :

« Vous présentez souvent le « cruel » Schaüble comme l’adversaire unique, ce Schaüble qui représente une part importante du capitalisme allemand, mais vous présentez aussi de temps en temps, comme des amis de la Grèce, les Etats-Unis et le FMI, maintenant la France, en concentrant l’attention sur la question de la restructuration de la dette publique.

Pas plus le capital américain, le capital français ou le capital allemand ne sont les amis du peuple. Ils réclament tous aussi bien la mise à mort des droits et des revenus du peuple. La concurrence entre eux se déroule dans le contexte de la crise capitaliste et des profonds déséquilibres au sein du noyau dur de la zone euro. Les Etats-Unis et l’Allemagne sont en concurrence pour l’hégémonie en Europe, le FMI, la France et l’Allemagne pour l’avenir de la zone euro. Des sections du capital grec, industriels, banquiers, armateurs sont impliqués dans cette confrontation.

Tant que nous serons pris dans ce dangereux tissus de contradictions, tous les choix possibles seront un cauchemar pour le peuple : autant un nouvel accord/mémorandum, qu’un défaut de paiement ou même l’éventualité d’une guerre dans la région ».

Concernant les développements d’avenir, Le secrétaire général a souligné ceci :

« Malgré les compromis temporaires, la tendance reste lourde à l’expulsion de certains pays. Cela ne concerne pas simplement que la Grèce mais tous les pays endettés, même ceux qui sont candidats à rejoindre l’euro.

Le peuple ne doit pas avoir à choisir entre sa faillite avec l’euro ou sa faillite avec la drachme.

Une solution décisive en faveur du peuple nécessite une vraie rupture qui n’a rien à voir avec la fausse rupture que certains courants dans SYRIZA invoquent quand ils défendent une sortie de la Grèce, uniquement, de la zone euro.

Ceux qui prétendent – parmi eux, ces courants de SYRIZA, comme d’autres forces nationalistes et réactionnaires partant d’un autre point de vue – que la sortie de la Grèce de la zone euro, avec une monnaie dévaluée, donnerait un coup de fouet à la compétitivité et à la croissance et aurait de bonnes répercussions pour le peuple, sont en train, délibérément, de tromper le peuple.

La perspective d’une Grèce, pays capitaliste doté d’une monnaie nationale, ne constitue pas une rupture en faveur du peuple. Ces forces politiques qui mettent en avant cet objectif comme une solution ou comme un objectif intermédiaire en vue de changements radicaux (comme la « plateforme de gauche » de SYRIZA, ANTARSYA, ou comme également des forces d’extrême-droite fascistes en Europe) jouent dans les faits le jeu de certaines sections du capital.

Aussi nous ne choisirons pas si nous ferons faillite avec l’euro ou avec la drachme, sous l’effet d’une dévaluation interne ou externe.

Pour cette raison, nous ne choisissons pas entre un mémorandum ou un Grexit.

Parce qu’il y a une solution alternative si le peuple lutte pour une rupture avec l’UE, le capital et leur pouvoir.

Par exemple, nous pouvons abolir les directives de l’UE qui ont causé la stagnation de la production nationale, de la production de sucre et de viande aux chantiers navals en passant par bien d’autres secteurs.

Nous pouvons utiliser les contradictions entre les centres impérialistes et gagner des accords internationaux avantageux pour la Grèce et le pouvoir populaire, dégagés de l’UE et de l’OTAN.

Nous pouvons préparer la voie à la satisfaction des besoins populaires en procédant à la socialisation des monopoles, des moyens de production avec une planification nationale scientifique de l’économie ».

En conclusion, D. Koutsoumbas a rappelé que le KKE appelle les travailleurs à organiser leur riposte dans les rues et les lieux de travail contre les nouvelles mesures de destruction.

Dans l’après-midi, ce même jour (vendredi 10 juillet), le PAME organisait un rassemblement de masse à Athènes et dans les principales villes du pays contre le 3ème mémorandum (« de gauche ») regroupant des mesures antipopulaires. Les manifestations ont regroupé des syndicats, des comités populaires, des associations et groupes féminins, des organisations de masse, des comités de lutte de chômeurs, de travailleurs indépendants et d’artisans, comme d’étudiants, c’est-à-dire de tous ceux qui sont frappés par les mesures du gouvernement de coalition. Tous ont crié : « assez ! – Une autre voie existe dans l’intérêt du peuple”.

D. Koutsoumbas, qui a participé au rassemblement de masse du PAME à Athènes a déclaré: "nous ne pouvons pas perdre plus de temps. Les travailleurs doivent organiser leur lutte, mettre en avant leurs revendications et organiser l'alliance populaire ".

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 20:47
Etat d’urgence en Tunisie : au nom de la lutte contre le « terrorisme », mater le mouvement social ? + Communiqué de l’UGTT

Etat d’urgence en Tunisie : au nom de la lutte contre le « terrorisme », mater le mouvement social ? + Communiqué de l’UGTT

Introduction de MlN pour Solidarité internationale PCF, 9 juillet 2015, et communiqué de l’UGTT

Quelques jours après l’horrible attentat dans un complexe touristique de Sousse, le Président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a annoncé le rétablissement de « l’état d’urgence » pour une durée de trente jours, renouvelable.

Des pouvoirs spéciaux sont attribués aux forces de l’ordre, des libertés sont restreintes.

La raison invoquée est la lutte contre le terrorisme, notamment la surveillance de la frontière avec la Libye. Mais dans son intervention à la Nation, Essebsi n’a pas cherché à cacher ses autres cibles, voire ses cibles principales réelles. Il a mis sur le même plan les difficultés « sécuritaires, sociales et économiques ». Il a visé en particulier les « retombées néfastes des grèves » et assimilé les appels à la grève des syndicats à des actes de « désobéissance civile ». Tant que durera l’état d’urgence, elles seront interdites comme « les réunions de nature à provoquer ou entretenir le désordre". Les "salles de spectacle et débits de boissons" pourront être fermés. « Toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications" pourra être prise.

L’impact de l’état d’urgence contre le terrorisme est douteux. La volonté de réprimer le mouvement social et les libertés civiques est manifeste. Dans des termes mesurés, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs tunisiens, l’UGTT, Houcine Abassi, juge l’établissement de l’état d’urgence « prématuré » et condamne toute remise en cause des droits constitutionnels, notamment du droit de grève. Nous reproduisons le texte de son communiqué ci-dessous.

Dans les mêmes jours que l’annonce sécuritaire du Président Essebsi, un jeune homme a été arrêté par la police puis condamné en comparution immédiate à trois mois de prison avec sursis pour détention de canettes de bière dans le coffre de son auto pendant le Ramadan, délit qui n’existe pas en Tunisie et ne correspond guère à l’« outrage à la pudeur » invoqué par les juges. Une manifestation a réuni, le 6 juillet, 2500 travailleurs du tourisme de Sousse, où a eu lieu l’attentat, menacés dans leur emploi. Ils dénoncent les licenciements abusifs après l’attentat et demandent au gouvernement une intervention envers les salariés au moins équivalente aux indemnités servies aux propriétaires d’hôtels. Le secteur minier, notamment vers Gafsa, vient de connaître également de forts mouvements de grève.

Que recherche vraiment le pouvoir en Tunisie ? Quel jeu dangereux joue-t-il ?

 

Déclaration du secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, 7 juillet 2015 (traduction reprise de Business News Tunis)

« Le bureau exécutif de l’UGTT, qui s'est réuni aujourd'hui, exprime ainsi son soutien aux mesures prises pour lutter contre le terrorisme, appeler à la mobilisation générale et mettre en alerte des forces nationales, dans le cadre d’une stratégie globale qui concerne tous les domaines. Il appelle à ne pas sous-estimer le danger imminent et souligne que la défense la Tunisie passe au premier plan des priorités nationales.

Cependant, l’UGTT pense que la déclaration de l’état d’urgence est prématurée compte tenu du fait que la guerre contre le terrorisme est de longue haleine et que les groupes terroristes sont généralement cachés et perfides. Elle appelle à éviter tout discours qui pourrait donner, devant ces groupes terroristes, une impression de la faiblesse des institutions sécuritaire et militaire. La centrale syndicale appelle à remédier aux messages négatifs qui résulteront à cause de la déclaration de l’Etat d’urgence, pour que la Tunisie puisse retrouver la confiance des investisseurs dans sa stabilité et dans sa capacité à fournir un climat adéquat pour l’investissement.

L’UGTT renouvelle aussi sa condamnation de ce qu’elle appelle les tentatives de certains de semer la confusion entre le terrorisme et l'exercice des droits constitutionnels tels que le droit de grève, la liberté d'expression et d'information ainsi que le droit d'accès à l'information, etc. Elle exprime ses craintes face aux tentatives de certaines parties de porter atteinte aux droits économiques et sociaux tout en exploitant cette circonstance pour la violation des libertés, la privation des droits et l’encouragement à des intérêts partisans au détriment ce ceux du pays.

La centrale syndicale souligne l’importance d’unir les efforts nationaux pour prendre part à la guerre contre le terrorisme via le partage des charges et des sacrifices, chacun selon sa capacité, tout en refusant que seuls les salariés supportent le poids des répercussions de la situation actuelle du pays. Elle estime que faire participer les composantes des sociétés civile et politique à la prise des décisions stratégiques est une question urgente qui permettra d’unir tout le monde autour de la guerre contre le terrorisme. »

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