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Amérique Latine

pcchile-copie-1Le Parti communiste chilien rend hommage à Salvador Allende trente-neuf ans après son exécution

« Ses idées sont toujours présentes dans nos luttes quotidiennes »

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ce 11 septembre 2012, c'est devant le monument consacré à Salvador Allende que se sont réunis plusieurs organisations sociales et politiques pour rendre hommage au président mort il y a 39 ans au palais de la Moneda.



Une délégation du Parti communiste était au premier rang, menée par son président, le député Guillermo Teillier, et comptant également sur le député Lautaro Carmona et d'autres dirigeants d'organisations de défense des droits de l'Homme, professeurs et travailleurs.



En déposant une gerbe, Teillier a prononcé le discours suivant: « Le président Salvador Allende est entré dans la Moneda par la grande porte, dans les bras de son peuple qui lui a réservé un triomphe historique, plein d'espoir, avec l'idée de construire une Patrie plus juste, égalitaire, solidaire et démocratique. Le monde entier a focalisé toute son attention sur la présence de Salvador Allende à la Moneda, la présence de ministres ouvriers, du peuple dans le gouvernement Chilien et la présence du peuple discutant et analysant la façon de construire une société meilleure.



« Mais, avant même d'entrer dans le palais de la Moneda, il suscitait déjà la haine des États-Unis, des grandes multi-nationales qui en ce temps-là étaient maîtres de toutes les richesses naturelles du Chili ainsi que d'une grande partie de la droite et du patronat national qui entama sans attendre une grande campagne de déstabilisation de son gouvernement. Un des premiers actes criminels qu'ils commirent, avant que Salvador Allende accède au pouvoir, fut l'assassinat du général René Schneider.



Une poignée de militaires ambitieux, hauts gradés des forces armées, crurent que le coup d’État était le moyen de préserver ces intérêts et Salvador Allende qui était entré par la grande porte de la Moneda en est sorti en ayant donné sa vie pour le peuple du Chili, porte Morandé 80. Certains ont pensé qu'à partir de là Allende tomberait dans l'oubli, or, en sortant par cette porte, il est entré dans la grande porte de l'histoire.



Salvador Allende a été le président le plus remarquable, le plus noble dans ses sentiments et le plus fidèle au peuple du Chili. Aujourd'hui, quand nous nous disons que faire, nous disons : les idées de Salvador Allende sont présentes dans nos luttes quotidiennes et pas seulement au Chili, mais dans le monde entier, les idéaux que portait Salvador Allende sont des idéaux d'avenirs et qu'aujourd'hui ont fait siennes non seulement les chiliens et surtout sa jeunesse, mais aussi d'autres peuples qui ont remporté des victoires comme celles que Salvador Allende aurait aimé conquérir pour sa patrie. Aujourd'hui, quand nous réfléchissons, nous disons que devons être capables d'ouvrir de nouveau cette potentialité pour le peuple du Chili, c'est-à-dire que nous devons de nouveau être capables de forger l'unité, de porter des propositions pour que le peuple Chilien croie à nouveau dans la politique et dans sa capacité à décider lui-même de son destin ». (…)



« Voilà pourquoi nous luttons, c'est pour cela que nous continuerons à lutter et que nous souvenons aujourd'hui de Salvador Allende et nous continuons d'avancer avec ses idées vers la victoire »,a conclu Guillermo Teillier.

Mercredi 12 septembre 2012 3 12 /09 /Sep /2012 07:39
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26738_9_PazConJusticiaSocial.jpgLe Parti communiste colombien salue les efforts des FARC et du gouvernement pour parvenir à une solution pacifique au conflit colombien



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Parti communiste colombien salue les annonces du gouvernement et des FARC, qui se sont mis d'accord pour entamer des pourparlers de paix.




Ce pas en avant, longtemps attendu, est le résultat d'efforts continus de la part des divers parties, dans le respect mutuel, la recherche de convergences et avec le soutien décisif des gouvernements de Cuba, du Vénézuela et de Norvège. Un processus renforcé par la disposition d'ELN à l'intégrer.



La recherche de la paix apparaît comme une urgence pour la société colombienne, et non comme la simple expression d'une bonne volonté. Le conflit armé, de nature sociale et politique, pèse lourdement sur la vie nationale. Son escalade, et l'implication du South Command des Etats-unis dans la direction des opérations, met en péril la stabilité de la région et la souveraineté sud-américaine.



L'extrême-droite, avec ses positions solides dans le pouvoir économique, politique et militaire tente de faire obstacle à ces nouveaux efforts de paix. Le dialogue en plein coeur de la guerre, dans les conditions colombiennes actuelles, reste sujet à des menaces et des défis préoccupants. Le cessez-le-feu bilatéral est une demande urgente exprimée par notre société.



La crise structurelle du pays et les inégalités se sont aggravées. La Colombie ne s'est certainement pas remise encore des problèmes de pauvreté et de ses déséquilibres sociaux et régionaux. Le modèle économique néo-libéral a joué un rôle crucial dans le processus d'accumulation de capital, par la dépossession des masses laborieuses, et s'est appuyé sur l'approfondissement de la guerre devenue une politique permanente de l'Etat, la répression et la criminalisation de l'opposition sociale.



La question de la paix représente aujourd'hui un espoir pour les grandes masses paupérisées, soumises à l'expropriation, à la précarisation, à l'abandon de la part de l'Etat et au silence du côté du pouvoir politique et médiatique. Les marches et manifestations populaires, indigènes, paysannes, ouvrières et étudiantes sont, de plus en plus, l'expression d'un peuple mis à l'écart des décisions fondamentales concernant les politiques publiques. La paix avec justice sociale est sa revendication première. Sa présence dans les rues et sur les routes marque une volonté légitime de jouer un rôle actif dans la construction d'un avenir de paix, de liberté, de droits sociaux revendicables, de démocratisation de la vie sociale et d'approfondissement de la démocratie.



Le PCC salue tous les secteurs de la société qui ont lutté pour la paix et les droits de l'Homme, faisant fi des stigmatisations, des accusations, des poursuites judiciaires et des mauvais traitements.



Il est nécessaire de continuer à rester vigilants et critiques face aux menaces pesant sur nos organisations et nos militants, face aux provocations. L'heure de l'unité est venue, celle de l'action commune et de la mobilisation populaire.

Lundi 10 septembre 2012 1 10 /09 /Sep /2012 09:00
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yo-si-puedo.gifLe programme cubain d'alphabétisation « Yo si puedo » a appris à lire et écrire à plus de 800 000 boliviens



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le programme bolivien d'alphabétisation a donné une instruction à 824 101 personnes de 2006 à août 2012, à l'aide de la méthode cubaine « Yo si puedo » (« Oui, je peux »), a souligné le vice-ministre à l’Éducation spéciale et alternative, Noël Aguirre.



Depuis 2006, la Bolivie a ramené à 3,7% le taux d' analphabétisme dans les 337 communes que compte le pays, a annoncé le fonctionnaire à la presse locale à l'occasion des célébrations de la Journée internationale de l'alphabétisation le 8 septembre prochain.



Aguirre rappelle que ce succès a été reconnu par l'UNESCO, qui a déclaré la Bolivie territoire libéré de l'analphabétisme le 20 décembre 2008.



Selon les autorités, 70% des personnes qui suivent les cours d'alphabétisation dans le pays sont des femmes.



Actuellement, 154 700 personnes de plus de 15 ans participent en Bolivie au processus de post-alphabétisation dans 11 974 salles de classe localisées dans les écoles, les prisons, les asiles, les établissements éducatifs, militaires, dans les quartiers, les églises et les coopératives agricoles du pays.



Des efforts sont entrepris par ailleurs pour alphabétiser les populations marginalisés, dans des programmes auxquels ont participé 41 742 boliviens.



La méthode d'alphabétisation « Yo, si puedo » est un programme éducatif cubain visant à l'alphabétisation gratuite d'adultes sur une période de trois mois, un dispositif qu'a suivi plusieurs pays à travers le monde et qui a permis l'alphabétisation de millions de personnes.



Source : Prensa Latina

Vendredi 7 septembre 2012 5 07 /09 /Sep /2012 07:42
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barbara-figueroa-cut[1]Victoire historique du syndicalisme de classe au Chili

La liste menée par les communistes renverse la direction réformiste de la CUT

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Image: Barbara Figueroa, nouvelle présidente de la CUT



Depuis plus d'un an, le Chili connaît des mouvements de lutte inédits depuis la chute de la dictature. Manifestations étudiantes et enseignantes, occupations de lycées, grèves de mineurs : la lutte a touché tous les secteurs et s'est assuré la solidarité de l'immense majorité d'un peuple exaspéré par les réformes libérales du gouvernement de droite.



Pourtant, hormis dans certaines branches plus combatives, la direction de la CUT (Centrale unitaire des travailleurs) est apparue comme avançant à reculons dans ce mouvement, privilégiant la voie du « dialogue social » à celle de la grève générale, suscitant la défiance des bases militantes.



Ce 23 août, les 750 000 syndiqués de la CUT étaient appelés à ré-élire leurs instances dirigeantes, à travers l'élection indirecte de 60 conseillers nationaux.



Les communistes à la tête de la CUT, une première depuis 40 ans



Quatre listes étaient présentées au vote : la liste A (« Alternative unitaire ») menée par le syndicaliste du pétrole, démocrate-chrétien, Nolberto Diaz, la liste C (« Les travailleurs au pouvoir») conduite par les gauchistes du MIR et surtout les deux listes principales :



  • la liste D (« Autonomie syndicale ») de la direction sortante réformiste, menée par le socialiste Arturo Martinez, à la tête de la centrale depuis douze ans, prônant un syndicalisme de co-gestion ;



  • la liste B (« Unité et lutte ») conduite par les dirigeants syndicaux communistes, Barbara Figueroa, du syndicat des enseignants, et Cristian Cuevas, secrétaire du syndicat des mineurs de cuivre (CTC) ;



Les résultats définitifs tombés le 27 août confirment la victoire étroite de la liste soutenue par le Parti communiste avec 320 000 voix (44%) et 27 délégués, devant la liste de la direction sortante avec 300 000 voix (42%) et 25 délégués. La liste A, démocrate-chrétienne, obtient 98 000 voix (13%) et la liste C, gauchiste, 6 000 (1%).



La victoire est historique. Cela faisait quarante ans que les communistes n'étaient plus à la tête de la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), la confédération syndicale historiquement dominante au sein de la classe ouvrière chilienne.



Tensions au sein du Parti communiste : soutien à la direction réformiste du syndicat ou liste d'opposition sur des bases de classe ?



Et pourtant, la mise sur pied de cette liste « communiste » a été tout sauf un long fleuve tranquille. Elle a révélé de profondes tensions non seulement au sein du syndicat mais aussi dans le Parti communiste.



D'une part, les débats préalables à la constitution de la liste ont confirmé l'existence d'un puissant courant réformiste dans les rangs communistes.



Au cours des dernières années, aussi au nom des alliances politiques « de gauche » avec le PS, les dirigeants du Parti communiste se sont souvent accommodés de la direction syndicale réformiste de Arturo Martinez. Ils n'ont tout du moins pas manifesté une ligne cohérente vis-à-vis du mouvement syndical.



Des syndicalistes affiliés au Parti communiste ont par ailleurs accédé aux plus hautes sphères du syndicat : Jaime Gajardo, président du Syndicat des professeurs, était devenu secrétaire-général de la CUT tandis que Guillermo Salinas s'installait comme sous-secrétaire de la CUT, et devenait le bras droit officieux du président Martinez.



D'autre part, les mouvements de lutte dans les secteurs des mines et de l'éducation ont mis sur le premier plan des figures d'un syndicalisme plus combatif. On pense à Camila Vallejo, jeune communiste et secrétaire du syndicat des étudiants de l'Université du Chili (FECH), mais aussi Cristian Cuevas, secrétaire de la Centrale des travailleurs du cuivre (CTC).


 

Cristian Cuevas, militant du Parti communiste, n'a pas hésité dans les dernières semaines à exprimer son opposition frontale à la ligne réformiste, de concertation, et à la gestion du syndicat quasi mafieuse d'Arturo Martinez, appelant les dirigeants communistes à s'en dissocier.



Après des tensions vives entre dirigeants syndicaux « communistes », partagés entre ceux intégrés à la direction réformiste et contestataires de la ligne de la direction, c'est une liste de compromis qui a été établie par le Parti communiste :



Cristian Cuevas nommé numéro 2 de la liste et Barbara Figueroa, secrétaire-générale du syndicat enseignant, figure de la lutte de l'an dernier pour l'éducation publique, était désignée tête de liste.

 

Parmi les membres actuels de la direction de la CUT, si Jaime Gajardo se ralliait – après une période de tensions assez vives avec Cuevas – à la liste communiste, Guilllermo Salinas décidait lui de soutenir jusqu'au bout la liste de la direction syndicale réformiste.



A la suite de la victoire, la nouvelle présidente de la CUT, Barbara Figueroa, a tenu à affirmer la victoire, non pas d'un « courant » politique mais bien d'une conception de la lutte syndicale et politique alternative, plus combative :



« On a perdu en crédibilité et en confiance, car pendant des années on a soutenu une ligne de concertation, de petits accords, avec la logique du 'on fait ce qu'on peut'. Cela manquait cruellement de combativité. Cette façon de faire du syndicalisme, c'est terminé. C'est une nouvelle étape qui s'ouvre, plus combative, où non seulement on va aller au combat, mais où surtout nous devrons être capables de gagner des avancées ».



Au Chili, comme en Uruguay en octobre 2011, les communistes – avec des contradictions et des tensions internes – sont parvenus à mettre en échec les directions réformistes des centrales syndicales unitaires.



Au moment où la lutte des étudiants et des enseignants est relancée, où le mouvement des mineurs pour la défense de leurs conditions de vie et la re-nationalisation du cuivre est toujours d'actualité, la victoire historique du courant de classe dans la CUT ouvre aux travailleurs chiliens de meilleures perspectives pour mettre en échec les projets gouvernementaux et ouvrir, par la lutte, une alternative au système hérité de Pinochet.

Dimanche 2 septembre 2012 7 02 /09 /Sep /2012 10:18
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LOGOECUADORBVSINTRABINFANTILLOGO.jpgEn cinq années, le gouvernement progressiste d’Équateur a permis à 450 000 enfants d'abandonner le travail et de se consacrer aux études



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Les derniers chiffres officiels de l'Institut de statistiques Équatorien (INEC) offrent une idée de l'impact des politiques sociales du gouvernement équatorien sur la réduction des inégalités, de la pauvreté et sur la garantie d'un accès à l'éducation autrefois nié aux couches les plus pauvres des sociétés latino-américaines.



La réussite de ses politiques sociales est révélatrice dans le domaine du travail infantile. En seulement cinq ans, ce sont près de 450 000 enfants et adolescents équatoriens qui ont été extraits du monde du travail infantile et ont pu poursuivre une scolarité normale.



En 2006, lorsque le gouvernement progressiste de Rafael Correa arrive aux commandes, plus de 650 000 enfants travaillaient en Équateur, soit 16,9% des mineurs. En 2012, ils ne sont plus que 200 000, représentant 5,8% de la population entre 5 et 17 ans.



Le taux de scolarisation des 4 millions de mineurs que compte le pays est ainsi passé de 76,8 à 90% entre 2006 et 2012.



Ce travail s'inscrit dans le projet lancé en 2006 d' « éradication du travail infantile ». Un projet dont l'efficacité a été salué récemment par l'UNICEF, dont la représentante en Équateur, Nayda Vazquez a ainsi reconnu que le nombre d'enfants exploités au travail avait diminué tandis que le nombre de mineurs scolarisés avait considérablement augmenté.



Une réussite qui trouve une explication d'une part dans le rétablissement de l'entière gratuité de l'éducation publique et d'une politique d'investissement dans l'éducation, qui ont notamment permis cette année de garantir la gratuité des manuels scolaires et, pour les plus pauvres, des cantines et des uniformes.



En cinq ans, les dépenses publiques en faveur de l'éducation ont été multipliées par quatre, passant de 235 millions de dollars en 2006 à près d'1 milliard prévus pour 2012.



D'autre part, les aides sociales du gouvernement Équatorien ont également incité à scolariser leurs enfants. Le « bon pour le développement humain », dont bénéficient cette année 1,2 millions de mineurs, consiste en une aide étatique de 35 $/mois, garantie pour tout enfant scolarisé, suivant des examens médicaux réguliers.



Selon le secrétaire national à la Planification et au Développement, Fander Falconi, si les coûts de l'éradication du travail infantile sont estimés à 960 millions de $, « les bénéfices dépassent largement les coûts, notre mission est bien de concentrer nos efforts pour parvenir à une élimination du travail infantile ».



Lors de la présentation du budget du gouvernement la semaine dernière, le président Correa a affirmé que l'essence de sa « Révolution citoyenne » était de transformer « l’État bourgeois en un État populaire » et d'assurer la suprématie de l'être humain sur le capital.



Il a également réaffirmé que l'objectif de son gouvernement restait d' « éliminer la pauvreté et les inégalités ». Entre 2006 et 2012, le taux de pauvreté a chuté de neuf points en Equateur, passant de 37,6 à 28,6%.



Avec toutes ses limites, la politique du gouvernement équatorien, comme celle d'Evo Morales en Bolivie ou d'Hugo Chavez au Vénézuela, montre qu'il est possible de mener une autre politique que celle des libéralisations et des privatisations, prônées par le FMI, l'UE et les États-Unis, ou que celle d'un capitalisme régulé suivie par les « pays émergents ».

 



Samedi 25 août 2012 6 25 /08 /Août /2012 10:17
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unasur.jpg Les nations sud-américaines soutiennent le droit souverain de l’Équateur à accorder l'asile à Julian Assange et dénoncent les menaces proférées par le Royaume-Uni



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Déclaration de l'UNASUR en soutien à la République d’Équateur



Ce dimanche, les ministres des Affaires étrangères de l'Union des nations sud-américaines (Unasur), ont décidé de soutenir le gouvernement souverain de Rafael Correa, dans la décision prise par le pays d'offrir l'asile diplomatique à Julian Assange et ont exprimé leur opposition aux menaces du gouvernement de Royaume-Uni contre l'ambassade d’Équateur à Londres.



Le secrétaire général de l'UNASUR Ali Rodriguez a lu la déclaration du bloc régional qui comprend 7 points :



1 – Une expression de sa solidarité et de son soutien au gouvernement de la République d’Équateur face aux menaces de violation de sa mission diplomatique ;



2 – Une réaffirmation du droit souverain des États à accorder l'asile ;



3 – Une condamnation énergique de la menace d'un recours à la force entre États tout comme la réaffirmation de la validité des principes consacrés dans le droit international, le respect de la souveraineté et l'application à la lettre des traités internationaux ;



4 – La réaffirmation du principe fondamental de l'inviolabilité des locaux des missions diplomatiques et bureaux consulaires et des obligations des États hôtes, conformément à ce qui a été instauré par la Convention de Vienne de 1961 sur les Relations diplomatiques et par la Convention de Vienne de 1963 sur les Relations consulaires ;



5 – La réaffirmation du principe du droit international en vertu duquel il n'est pas possible d'invoquer le droit national afin de ne pas conformer à une obligation de nature internationale, comme cela est inscrit dans l'article 27 de la Convention de Vienne sur le Droit des traités de 1969 ;



6 – La réaffirmation de la validité des concepts de l'asile et du réfugié pour protéger les droits humains des personnes qui considèrent que leur vie ou leur intégrité physique se trouve menacée ;



7 – Un appel aux parties en présence à poursuivre le dialogue et la négociation directe à la recherche d'une solution mutuellement acceptable au regard du droit international ;



Déclaration signée à Guyaquil, en Equateur par les douze pays membres de l'UNASUR : l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, Guyana, l'Equateur, l'Uruguay, le Paraguay, le Pérou, le Surinam et le Vénézuela.







alba-assange.jpgDéclaration de l'ALBA de soutien au droit souverain de l’Équateur d'accorder l'asile diplomatique au citoyen Julian Assange





Déclaration du IX ème Conseil politique extraordinaire de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA)* sur l'inviolabilité de la mission diplomatique de l’Équateur à Londres, et de soutien à son droit souverain d'accorder l'asile diplomatique au citoyen Julian Assange.



Les menaces proférées par le gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, qui laisse ouverte la possibilité d'une entrée illégale dans l'Ambassade d’Équateur à Londres pour arrêter Julian Assange, constituent des actes d'intimidation qui portent atteinte à la intégrité territoriale de la République d'Equateur



Le gouvernement de l'Equateur a exercé son droit souverain en accordant l'asile diplomatique au citoyen Julian Assange, qui l'a demandé, se sentant menacé dans ses droits humains et civiques.



Le concept d'asile diplomatique est prévu par de nombreuses conventions, traités et autres instruments internationaux, appliqués en conformité avec les principes du Droit international.



L’Équateur a agi dans le plus strict respect des normes du Droit international, et tout acte hostile du Gouvernement du Royaume-Uni signifierait une remise en cause inacceptable de sa souveraineté, par lequel le monde civilisé connaîtrait un recul vers un état de barbarie et d’irrationalité.



Les arguments livrés par le gouvernement du Royaume-Uni, invoquant des normes du Droit interne auxquels les traités internationaux ne peuvent se subordonner, sont en contradiction avec ses obligations internationales, et aux décisions précédentes de ce même gouvernement, ce qui révèle dans ses agissements une politique du deux poids deux mesures.



Conscients de la nécessité d'épuiser tous les recours diplomatiques pour sortir de la situation actuelle, à la lumière de la protection et de l'asile accordé par le gouvernement d’Équateur au citoyen Julian Assange, en faisant en sorte que prévalent la souveraineté, la libre détermination des nations et le respect du droit international:



Déclaration :



1 – Nous rejetons les menaces d'intimidation proférées par les porte-paroles du gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne comme violant les principes de souveraineté et d'intégrité territoriale des nations, et des principes du Droit international ;



2 – Nous réaffirmons notre soutien catégorique au droit souverain du gouvernement d’Équateur d'accorder l'asile diplomatique au citoyen Julian Assange ;



3 – Nous exprimons notre rejet de la position du Royaume-Uni qui cherche à résoudre ses conflits avec les nations du monde entier, en particulier celles d'Amérique latine et des Caraibes, par des méthodes contraires au droit international ;



4 – Nous soutenons l'appel lancé par l'Union sud-américain des nations (UNASUR) à débattre sur la position hostile exprimée par le gouvernement du Royaume-Uni envers le gouvernement de la République d’Équateur, et à fixer une position claire de soutien à l’Équateur ;



5 – Nous estimons qu'il est important de faire avancer l'idée d'un grand débat à l'ONU sur l’inviolabilité des bâtiments diplomatiques et le respect plein et entier de la part de tous les États des principes du droit international ;



6 – Nous mettons en garde le gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne sur les graves répercussions que déclencherait, dans le monde entier, une violation directe de l'intégrité territoriale de la République d’Équateur à Londres ;



7 – Nous lançons un appel à tous les gouvernements du monde, aux mouvements sociaux, aux intellectuels, afin qu'ils s'opposent à cette nouvelle tentative du gouvernement britannique d'imposer par la force sa volonté à des nations souveraines ;



8 – Nous nous engageons à faire le maximum pour accorder à cette déclaration la diffusion et la publicité la plus large possible ;



Déclaration signée par les ministres des Affaires étrangères de la Bolivie, Cuba, l’Équateur, le Nicaragua et le Vénézuela



Sources : Telesur et Juventud Rebelde

Lundi 20 août 2012 1 20 /08 /Août /2012 08:21
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amp-pobres-en-bolivia-2011-12-07-36757.jpgLes politiques sociales du gouvernement d'Evo Morales ont permis à 1 million de boliviens de sortir de la pauvreté en six ans

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net

 

Les chiffres tout juste annoncés par le ministre de l’Économie bolivien, Luis Arce, reflètent l'ampleur des transformations accomplies, six ans après l'arrivée au pouvoir d'Evo Morales.

 

En six ans, un million de boliviens sont sortis de la pauvreté, 600 000 ruraux vivant dans une « pauvreté extrême » (1,25 dollars par jour), 400 000 citadins subissant une « pauvreté modérée ».

 

La pauvreté a reculé de 19% entre 2006 et 2011, passant de 62 à 43%. En 2006, la Bolivie était le deuxième pays comptant la plus forte proportion de pauvres, derrière Haïti. Par sa politique volontariste, la Bolivie a depuis laissé derrière elle le Paraguay, le Honduras, le Salvador ou encore la Colombie.

 

Parmi les pays ayant connu une réduction aussi spectaculaire de la pauvreté, deux autres pays progressistes, suivant une politique de transition vers le socialisme : l'Equateur qui a vu son taux de pauvreté passer de 37,6 à 28,6% depuis l'arrivée du président Correa en 2006 et le Venezuela qui a vu la pauvreté chuter, de 49,4 à 27,6% de la population du pays en treize ans, sous la direction d'Hugo Chavez.

 

Les politiques sociales du gouvernement d'Evo Morales ont joué un rôle crucial dans cette réussite.

 

  • le Bono Juana Azurdui, offrant une assistance médicale gratuite à 200 000 femmes enceintes ou nouvelles mères ;

 

  • la Renta dignidad, qui garantit une allocation vieillesse de 20€/mois (un quart du salaire moyen) à 700 000 personnes âgées n'ayant pas droit à la retraite ;

 

  • le Bono Juancito Pino, qui assure aux parents de 2 millions d'enfants une allocation de rentrée scolaire de 20€ pour couvrir les dépenses les plus urgentes.

 

Cette politique d'aide sociale s'inscrit dans une politique d'investissement public volontariste. Entre 2005 et 2011, les investissements publics dans les infrastructures ont augmenté de 600 millions à 3,5 milliards de $.

 

Des politiques sociales et des investissements publics financés par la réappropriation publique des richesses du sous-sol bolivien.

 

Depuis 2006, le gouvernement Morales a re-négocié avec les multi-nationales, en des termes avantageux, des contrats d'exploitation des richesses minières. Il a surtout nationalisé le gaz, et dernièrement le réseau d'électricité ainsi que d'une mine d'argent et d'indium concédée dans un premier temps à une entreprise canadienne.

 

L'exemple de la Bolivie d'Evo Morales, avec toutes ses contradictions et ses limites, montre qu'il est possible de mener une autre politique que celle des coupes sociales et des privatisations, dictée par le FMI mais aussi par l'UE sur notre continent

 

Une politique de progrès social passant par la réappropriation sociale des richesses, une politique de nationalisations qui remet le socialisme à l'ordre du jour.

Lundi 13 août 2012 1 13 /08 /Août /2012 15:40
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mapa.pngLa plus grande grève de l'histoire universitaire Brésilienne continue contre la précarisation de la carrière des enseignants et contre la casse de l'éducation publique


Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ et http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

 

Depuis le 17 mai, et le lancement par le syndicat des enseignants du supérieur ANDES de la grève, plus de 143 000 professeurs et membres du personnel universitaire ont rejoint la grève. 57 universités fédérales sur 59, soit 95% des établissements publics sont paralysés par la grève.

 

Ce qui représente déjà la plus grande grève de l'histoire universitaire brésilienne a pu par ailleurs compter sur le ralliement du personnel technique et administratif avec son syndicat FASUBRA, mais aussi du soutien du syndicat étudiant, l'UNE, avec une grève étudiante suivie dans plus de la moitié des établissements.

 

Des revendications enseignantes légitimes : contre la précarisation et le 'salaire minimum' à 600 €

 

En cause tout d'abord, la dégradation de la condition d'enseignant universitaire. Sans garantie de progression, les professeurs commencent leur carrière avec un plancher de 1 500 reais soit... 600 euros.

 

Bloqués dans des statuts de professeur auxiliaire, adjoint, assistant, les jeunes enseignants sont condamnés à une précarisation permanente, ne leur offrant qu'une paie inférieure à celle d'un modeste agent de la circulation de la police fédérale.

 

Les enseignants exigent comme base de discussion une restructuration de leur plan de carrière avec 12 échelons, une augmentation de salaires de 5% entre chaque palier. Et un plancher minimum relevé à 2 300 reais (920 euros) au lieu de 1 500 actuellement.

 

Les professeurs réclament également une hausse de salaire immédiate de 22%, couvrant l'inflation entre mai 2010 et mai 2012, alors que le gouvernement ne leur propose, après négociations, encore que 4%.

 

Mais la colère des enseignants, du personne et des étudiants va au-delà de simples revendications matérielles. Elle repose sur la critique d'une politique délibérée du gouvernement PT de Lula/Dilma, de sous-investissement dans les universités publiques, et de soutien direct ou indirect aux établissements privés.

 

On manque de tout, de professeurs, de livres, de logements et... jusqu'au papier toilette !

 

L'état de l'enseignement supérieur public se dégrade dans un pays où l'éducation est loin d'être encore un droit universel. 15 millions de brésiliens sont analphabètes, 4 millions d'enfants (entre 4 et 17 ans) n'étaient pas scolarisés en 2010.

 

Dans ce contexte particulier, l'université est traditionnellement réservée aux enfants des couches moyennes et supérieures. Une dynamique récemment infléchie par l'explosion du nombre d'étudiants, de 3 millions en 2000 à près de 6 millions en 2012.

 

Or, pour cette nouvelle population étudiante issue de couches plus modestes, l'accès aux plus grandes universités qu'elles soient publiques (Université fédérale de Sao Paulo, de Rio) ou privées (les instituts catholiques) reste proscrit, moins pour des raisons financières qu'au vu du niveau d'exigence académique de cette petite minorité d'établissements.

 

De fait, ces nouveaux étudiants sont dirigés vers le reste des universités publiques moins prestigieuses, et surtout vers le secteur en pleine expansion des facultés privées à but lucratif.

 

La grève porte cette critique d'une politique volontaire de sous-investissement du gouvernement de « gauche ». L'objectif affiché du gouvernement était de porter le budget de l'éducation à 10% du PIB, il est encore inférieur à 5%.

 

Alors que le nombre d'étudiants a quasiment doublé dans le secteur public en dix ans, de 900 000 à 1,6 millions, les moyens donnés aux universités fédérales n'ont pas progressé dans les mêmes proportions.

 

Le programme ambitieux REUNI (Restructuration et expansion des universités fédérales) était censé favoriser l'émergence de nouveaux pôles universitaires publiques. Elle n'a contribué qu'à renforcer les inégalités entre établissements, et à niveler vers le bas le niveau général, faute d'investissements dans les infrastructures et de personnel qualifié.

 

Les conditions de travail se dégradent, les cours sont bondés faute de professeurs. Il y a pénurie de tout : de laboratoires, de bibliothèques, de restaurants universitaires, de logements étudiants et même d'eau et de papier toilette !

 

Un exode des étudiants vers les universités privées encouragé et financé par le gouvernement de « gauche »

 

Face à la dégradation des conditions d'étude dans le public, les étudiants fuient vers le privé. 75% des étudiants, soit 4 millions d'entre eux, sont scolarisés dans des Instituts privés, dans près de 2 000 établissements à fin lucrative. Entre 2000 et 2012, 3 millions de nouveaux étudiants ont rejoint l'enseignement supérieur privé.

 

Non-content de favoriser indirectement l'exode des étudiants du public vers le privé, le gouvernement subventionne directement les étudiants choisissant, un choix souvent contraint, d'étudier dans le privé.

 

Héritant de dispositifs des gouvernements néo-libéraux précédents (mécanisme FIES), le gouvernement Lula a créé en 2005 le dispositif ProUni, des bourses sociales et au mérite concédées en 2010 à 200 000 étudiants scolarisés dans le privé.

 

Derrière une façade sociale, le gouvernement PT favorise donc l'exode des étudiants vers le privé, et encourage la hausse de frais d'inscription couverte par les bourses publiques.

 

Face à un gouvernement « de gauche », qui avait soulevé des espoirs lors de l'arrivée au pouvoir de l'ancien dirigeant syndical Lula en 2002 mais qui les a vite trahis pour s'inscrire dans la continuité des gouvernements libéraux précédents, la colère gronde dans les universités brésiliennes, mais aussi dans l'ensemble de la fonction publique et dans la classe ouvrière.

 

Comme au Brésil, en Colombie ou au Québec, étudiants et professeurs sont unis pour dire non à la privatisation des universités, et oui à une éducation publique, gratuite et de qualité accessible à tous !

 

 

Mercredi 8 août 2012 3 08 /08 /Août /2012 16:09
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declaracion-final.jpgDirigeants étudiants et syndicaux liés à huit organisations de jeunesse communiste se réunissent à Caracas pour élaborer leurs stratégies de lutte contre le capitalisme

Article AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Des dirigeants étudiants et syndicaux venant de Grèce, du Portugal, du Chili, de Colombie, de Cuba, d'Equateur, du Brésil et du Vénézuela se sont réunis à Caracas les 30 juin et 1er juillet pour analyser le contexte de la crise capitaliste actuelle, son impact sur les travailleurs et l’éducation dans le monde et enfin sortir avec des stratégies de lutte commune.



Une rencontre organisée par la Fédération mondiale de la Jeunesse démocratique (FMJD), réunissant les dirigeants de huit organisations de jeunesse communiste, dont la Jeunesse communiste du Vénézuela (JCV), hôte de l'initiative.



Parmi les débats, « Crise capitaliste, droits des jeunes travailleurs et perspective révolutionnaire », avec des représentants des JC Grecque, Chilienne et Colombienne. La session « Insoutenabilité du régime capitaliste et les perspectives de Révolution dans le monde », avec des invités de la JC Cubaine, Portugaise et Vénézuelienne.



Enfin, ce mardi 3 juillet, un second séminaire orienté sur l'aspect syndical avec comme thème « Mouvement étudiant latino-américain et lutte pour une éducation publique, gratuite et obligatoire », qui a réuni certains des acteurs des luttes de ces derniers mois, notamment des syndicats étudiants Colombiens, Chiliens et Brésiliens.



De cette semaine de séminaires est sortie une déclaration finale qui reprend en quatre points essentiels, ici résumés, l'analyse que font les jeunes communistes de la crise capitaliste :



1 – L'antagonisme entre la nature du capitalisme et les intérêts des travailleurs :



Les Jeunes communistes dénoncent un capitalisme prêt à tout pour dégager de nouvelles sources de profit : privatisations effrénées, guerres impérialistes, précarisation généralisée du travail.



Une logique qui rentre en contradiction avec les intérêts des jeunes travailleurs qui subissent les emplois précaires, le chômage, la marginalisation et ont de moins en moins accès à l'éducation, la santé et la culture.



Un chiffre révélateur, selon l'OIT, 75 millions de jeunes travailleurs sont au chômage dans le monde en 2011, 4 millions de plus qu'en 2007.



2 – Le rejet de tous les modes de gestion du capitalisme, néo-libéral comme social-démocrate :



Il s'agit de dénoncer l'illusion d'un « capitalisme à visage humain ».



Sous sa face néo-libérale comme social-démocrate, le capitalisme reste un système prédateur.



Aujourd'hui, cette communauté d'objectifs entre sociaux-démocrates et libéraux apparaît dans la défense, en Europe et ailleurs, de plans d'austérité et de remises en causes d'acquis historiques de la classe ouvrière.



3 – Le développement des luttes contre le système capitaliste et la nécessité de l'organisation de classe :



Les jeunes communistes saluent le développement des luttes étudiantes et syndicales en Europe – comme en Grèce, au Portugal, en Espagne, en France – comme en Amérique latine, essentiellement au Chili et en Colombie.



Au cœur de ses luttes, la revendication d'une éducation publique, gratuite et de qualité, la bataille pour la paix et la justice sociale s'intègrent dans la lutte plus générale pour la conquête de droits pour les jeunes, étape dans le dépassement du système capitaliste par la voie révolutionnaire.



Les jeunes communistes mettent en garde contre ceux qui voudraient nier le rôle actuel des syndicats de classe et des organisations de la classe ouvrière dans la lutte contre le capital. Plus que jamais, les organisations de classe ont un rôle à jouer pour faire payer la crise capitaliste à ceux qui en sont à l'origine, les capitalistes.



4 – Construire la perspective révolutionnaire à partir des luttes :



La déclaration part de l'actualité de l'analyse marxiste sur la crise capitaliste, de la nécessité du Socialisme – supposant économie planifiée et socialisation des moyens de production – pour dépasser un système non seulement incapable de satisfaire les besoins de l'Humanité mais aussi facteur de paupérisation, de guerres et d'exploitation.



Pour parvenir à cette fin, les jeunes communistes mettent l'accent sur les luttes actuelles contre le système, leur radicalisation et leur conscientisation, et le rôle important qu'ont à jouer les organisations communistes dans ce processus :



  • Les luttes au Portugal et en Grèce contre les mesures de leurs gouvernements coordonnés avec l'Union européenne, dans lequel les jeunes, en particulier communistes, jouent un rôle fondamental ;



  • La lutte du peuple Cubain pour défendre, actualiser et renforcer le Socialisme cubain, sous la direction du Parti communiste ;



  • Les luttes des jeunes Chiliens et Colombiens pour la défense d'une éducation publique, gratuite et de qualité, dans un contexte particulièrement difficile, face à une droite revancharde, héritière de Pinochet au Chili, alliée aux para-militaires en Colombie ;



  • La lutte du peuple Vénézuelien pour approfondir la révolution bolivarienne et lui donner un caractère socialiste sous la direction du président Hugo Chavez, une lutte dans laquelle les élections du 7 octobre seront une étape importante pour l'avenir de la révolution ;



La déclaration se conclut par un appel à une année 2013 qui devrait se placer sous le signe de l'intensification de la lutte pour les droits des jeunes travailleurs dans le monde.



Avec comme mot d'ordre final :



« Plus de précarisation du travail, maintenant nous allons lutter ! »

Mercredi 4 juillet 2012 3 04 /07 /Juil /2012 12:57
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logo PCMLe Parti communiste mexicain sur les élections du 1er juillet

« L'alternative, la rupture avec le pouvoir des monopoles, viendra des luttes, pas des élections »



Analyses du PCM, présentées par le camarade Pavel Blanco, premier secrétaire du Comité central, sur les élections, pour les lecteurs d'Unsere Zeit, journal du DKP



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Q: Le 1er juillet, on élit un nouveau président au Mexique. Comment le Parti communiste participe à ces élections?



Depuis plusieurs années, il a été décidé que pour ces élections nationales, cela se passerait avec les partis enregistrés qui ont déjà participé en 2009, qu'il n'y aurait pas de nouveaux registres électoraux avant la fin 2012, cela signifie que les communistes ne peuvent pas légalement se présenter sous leur nom, ni avec leur programme ni avec leurs candidats. Les partis enregistrés à ce jour expriment une seule option électorale, au-delà de petites nuances, au fond c'est la gestion du capitalisme, du système, ce qui vient à l'appui de l'appréciation de notre Conférence nationale d'Avril qui est qu'au Mexique ce qu'on appelle démocratie et processus électoral ne sont rien d'autre que la façade du pouvoir des monopoles.



Il ne se trouve aucune plate-forme qui nous permette de soutenir Andrés Manuel López Obrador, supposé candidat des « gauches », et la base de notre analyse c'est autant son programme que son passé de gouvernement pendant six années à la tête de la ville de Mexico, et le passé de son parti et de ceux qui le soutiennent. Économiquement, il représente les monopoles comme celui de Carlos Slim, la bourgeoisie de Monterrey (la plus anti-ouvrière), Casas Geo qui dépossède les paysans de leurs terres et fait du profit sur les besoins de logement des travailleurs, entre autres. Désormais c'est encore plus clair avec les rivalités inter-monopolistes entre Slim contre Televisa, TV Azteca, Iusacell et Telefonica pour la téléphonie mobile et la troisième chaîne de télévision, des secteurs de l'économie en croissance, en expansion et qui génèrent des super-profits. Ce n'est pas un hasard si un groupe aussi réactionnaire comme celui qui édite un journal, qui est la voix de la bourgeoisie de Monterrey, penche désormais en sa faveur.



Il n'y a pas de différence avec le candidat du PRI, ni du PAN quant aux grandes questions qui concernent les travailleurs. Tous les candidats resteront dans l'ALENA, renforceront le Traité de libre-commerce avec l'Union européenne, les engagements avec le FMI, la Banque mondiale ; les politiques de la crise capitaliste pour sauver les monopoles de la banqueroute, en en faisant payer le prix aux travailleurs, des mesures pour dévaloriser le travail, pour couper dans les droits sociaux, syndicaux et du travail.



De plus, nous voyons les mêmes mesures répressives que celles du PRI et du PAN, par exemple à Guerrero, géré par le PRD, où on assassine les étudiants d'Ayotzinapa, au Chiapas on finance les para-militaires contre l'EZLN, à Mexico on réprime le mouvement social. Il y a six ans, la répression à Atenco fut l'oeuvre d'un consensus PRI-PAN-PRD.



Obrador annonce son Cabinet. On y trouve des gens comme Juan Ramón de la Fuente, qui a réprimé le mouvement étudiant et a tenté de privatiser l'UNAM ; Marcelo Ebrard, un homme de Carlos Salinas de Gortari [NdT : président PRI du Mexique de 1988 à 1994, privatiseur et promoteur de l'ALENA], et interlocuteur du patronat ; les hommes de la bourgeoisie de Monterrey. Comment peut-on l'imaginer candidat de gauche ? C'est homme du capital qui présente l'option de gestion keynésienne.



Les différences entre le PRI et le PAN sont assez ténues désormais, mais l'accession de Peña Nieto à la Présidence serait quelque chose de très négatif ; par exemple, il a déjà annoncé le recrutement comme conseiller aux services de Sécurité du général colombien Naranjo, le bras droit d'Alvaro Uribe, faisant comprendre que l'heure est venue des para-militaires, de l'escalade de la violence contre le mouvement social et contre les communistes. Peña Nieto représente aussi de nombreux monopoles, des télécoms, des transports, de plusieurs branches de l'industrie, de groupes mafieux du syndicalisme, de fractions de l'oligarchie, c'est la face de la corruption et de la répression, de l'autoritarisme, de la force.



Autant Obrador que Peña Nieto se disputent dans les débats le rôle de stabiliseur, de garant de la « paix sociale » pour que les monopoles, ceux du Mexique et d'autres pays puissent continuer à investir au Mexique.



C'est vrai qu'il y a une lutte inter-monopoliste, mais de celle-ci la classe ouvrière, ou les autres couches opprimées de la population, les peuples indiens, les femmes, n'en tireront aucun bénéfice ; peu importe celui qui gagnera, un avenir sombre s'ouvrira pour les travailleurs et leurs familles.



Le PCM qui suivant les leçons du mouvement communiste international« n'est pas abstentionniste par principe, ni partisan des élections en toutes circonstances », considère qu'il faudrait dire ces vérités à notre classe et notre peuple, en démasquant cette fausse démocratie et en mettant en avant la question de la rupture et du pouvoir populaire, et en même temps en défendant une alliance sociale, un front anti-monopoliste, anti-impérialiste, anti-capitaliste et notre proposition pour un pouvoir ouvrier et populaire. Nous la concevons avec les syndicats, organisations, secteurs, qu'ils s'abstiennent ou qu'ils votent, mais nous insistons, d'où que vienne l'offensive contre les travailleurs après le 1er juillet, et qui a déjà commencé contre les travailleurs de l'éducation, la lutte de classe ne doit pas être interrompue par les processus électoraux.



Certains défendent le vote nul, ou l'abstention ; nous tentons de nous placer sur le plan de l'alternative, du pouvoir populaire, de la rupture avec le pouvoir des monopoles ; d'autres forces socialistes soutiennent Obrador, pour des raisons tactiques, sur la bases de notions très vagues comme celle de droite, ultra-droite, et ellesabandonnent tout du moins temporairement les notions de classe, la contradiction capital-travail, le conflit socio-classiste.



Le mouvement #132 [NdT : variante mexicaine du mouvement des Indignés]est une expression des couches moyennes qui aspirent à une autre gestion du capitalisme, qui a des effets positifs et aussi négatifs. C'est un produit de la crise, qui met en avant des mots d'ordres démocratiques, qui sont illusoires si ils ne s'intègrent pas dans le cadre d'une lutte générale anti-capitaliste, comme celui de la démocratisation des médias, qui objectivement, si ils ne s'inscrivent pas dans le contexte du pouvoir populaire, favorisent la lutte inter-monopoliste pour une troisième chaîne télévisée.



Q: Parlons un peu de la guerre contre la drogue.



Le retour du PRI ou l'avènement d'Obrador signifieraient une réorganisation des cartels de la drogue. Pendant les gestions du PAN, certains ont été favorisés et cela a déclenché la lutte sanglante pour le marché, avec plus de 60 000 morts. Tous les candidats parlent de maintenir l'armée dans les rues. Les États-Unis sont les grands bénéficiaires de cette guerre contre le narco-trafic : ils ont renforcé la présence de leurs organismes de police au Mexique, ils font du commerce avec la vente d'armes (Obama a classé secret d'Etat l'affaire « Fast and Furious », une scandaleuse vente d'armes à des groupes criminels Mexicains par des organismes américains).



Tout cela fait partie de la guerre sociale contre le peuple du Mexique. Cela produit des déplacements de population, des villages fantômes, une grande insécurité, la corruption des forces de police et de l'armée, l'assassinat massif de journalistes ; la jeunesse Mexicaine en est la grande victime.



Q: Quelles luttes syndicales, du côté des travailleurs sont menées actuellement ?



On est en pleine offensive contre les travailleurs de l'éducation (un million et demi de travailleurs dans l'éducation publique), celle-ci exécutée par le Gouvernement fédéral, avalisée et sollicitée par les milieux patronaux, le charrisme [NdT : syndicalisme mexicain caractérisé par la collusion avec les milieux de pouvoir]mafieux que représente Elba Esther Gordillo, le Groupe Millénium, c'est-à-dire les thinks tanksde la réaction, les chaînes de télévision, contre l'insurrection que représentent tant la CNTE que le CEND-SNTE et d'autres courants de classe du Syndicat des enseignants, comme celui des professeurs communistes. Il y a déjà plus de 110 licenciés à Puebla, San Luis Potosí et dans d'autres villes du pays. Et cela va s'amplifier juste après les élections.



Les électriciens continuent la lutte, mais le gouvernement fait la sourde oreille.



Il y a de multiples efforts pour un syndicalisme de classe, militant et de masse. Nous travaillons pour un syndicalisme rouge, indépendant, autonome, de base, via la Coordination syndicale unitaire de Mexique, mais il faudra attendre encore des années avant d'avoir des résultats visibles.



Les mineurs ont obtenu une victoire contre la persécution gouvernementale visant son leader, mais il n'y a pas de quoi de réjouir, c'est un représentant de la collaboration de classe; et comme par hasard il y a un rapport entre son séjour au Canada et l'augmentation des investissements des monopoles des mines de ce pays au Mexique, surtout dans les mines à ciel ouvert.



Il faut continuer avec le travail ouvrier et syndical, et le faire à partir des centres de travail, c'est la clé, comme nous l'enseigne le prolétariat de Grèce.



Les groupes guérilleros maintiennent leur présence, car les causes qui sont à l'origine de cette lutte sont toujours d'actualité, en respectant le fait que la lutte contre l'oppression du capital puisse prendre différentes formes.



Dimanche 1 juillet 2012 7 01 /07 /Juil /2012 10:29
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pcplogo.jpgLe coup fasciste est consommé

 

 

Communiqué du Parti communiste paraguayen (PCP)

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

Toute cette mise en scène malsaine s'est conclu par un coup grossier, consommé sous des traits forcés institutionnels, avec la mal-nommée procédure de destitution politique envers Lugo.

 

A peine une semaine après le premier chapitre de cette mort annoncée à Curuguaty, avec son cortège de deuil et de sang, la communauté internationale fut témoin d'une grotesque farce qui place notre pays dans la pire des situations dans le concert international, seule comparable avec celle de la dictature de Stroessner.

 

Même en partant de la logique la plus conservatrice, il n'était pas possible de concevoir un tel procédé sommaire pour destituer le président constitutionnellement élu.

 

On a foulé aux pieds l’État de droit, adopté comme un paradigme dans la communauté internationale, avec des arguments précipités exprimés dans un libelle accusateur honteux, violant les principes de base présidant ce type de procédure.

 

Ce coup d’État se produit dans un contexte d'une Amérique latine qui avance dans des projets d'intégration articulés à la revendication de son autonomie, pour sa libération de tout joug impérial.

 

Si il subsistait quelques doutes sur le fait que les puissances factieuses, sous les bons auspices de l'impérialisme nord-américain, par le biais de leurs représentants politiques au parlement étaient prêts à adopter une stratégie de sabotage des projets d'intégration, avec ce coup d’État, ceux-ci se sont dissipés.

 

Le 23 juin, jour où s'est consommé cette attaque contre l'ordre institutionnel démocratique, restera comme la date de la revanche.

 

Le Parti communiste récuse catégoriquement toute légitimité à un gouvernement qui se place à la marge de l’État de droit.

 

Le Parti communiste a adopté depuis quelque temps une posture critique vis-à-vis du gouvernement de Lugo, mais ne peut pas accepter cette agression politique d'orientation clairement fasciste.

 

Et partant de ce présupposé, respectueux de notre Grande charte, nous considérons important de se mettre en conformité avec le droit consacré dans les articles 137 et 138 de celle-ci qui affirment : « La loi suprême de la République est la Constitution (…) Qui désire tenter de changer cet ordre, à la marge des procédures prévues par cette Constitution, sera sous le coup des crimes et délits identifiés et punis par la loi ».

 

Cette Constitution ne perdra pas sa validité à moins qu'on ne cesse de la suivre par des actes de force ou qu'elle soit dérogé par tout autre moyen que celui qu'elle prévoit.

 

Perdent toute validité toutes les dispositions ou actes d'autorité opposés à ce qui est établi dans cette Constitution, à l'article 137. Et l'article suivant est rédigé ainsi : « Il est permis aux citoyens de résister à de tels usurpateurs par tous les moyens à leur disposition. Dans l'hypothèse qu'une personne ou un groupe de personnes, invoquant quelque principe ou représentation contraire à cette Constitution, usurpent le pouvoir politique, leurs actes seront nuls et sans aucune valeur, non-contraignants et, par conséquent, le peuple dans l'exercice de son droit de résistance à l'oppression, est dispensé de lui obéir » (article 138)

 

Partant de cet impératif citoyen, nous appelons tous les citoyens à rejoindre cette mission, qui a comme principe moteur le rétablissement des institutions, au-delà de toute considération sur la gestion du président Lugo. Car si l'on ne respecte pas l'ordre institutionnel, comme société, nous serions condamnés par l'histoire.

 

Vive la démocratie !


Vive la volonté populaire !


Vive le Paraguay libéré des dictatures !

Mercredi 27 juin 2012 3 27 /06 /Juin /2012 13:14
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carlos_lozano_g-jpgSolidarité avec le dirigeant communiste colombien Carlos Lozano, dont la tête est mise à prix par l'extrême-droite para-militaire!



 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Cf aussi son interview en avril dernier : Entretien avec le dirigeant communiste colombien Carlos Lozano : « Où sont les efforts de paix du gouvernement colombien ? »



L'oligarchie colombienne n'est pas seulement la plus fidèle alliée de l'impérialisme américain dans la région, elle est aussi une force prête à tout pour faire taire ses opposants, usant de ses liens étroits avec la multitude de groupes para-militaires et mafieux que compte le pays.



Les cibles ne manquent pas en Colombie.



En premier lieu, les syndicalistes.2 700 d'entre eux ont été assassinés depuis 1986, tandis que 4 500 autres ont été la cible d'attentats ratés. Un syndicaliste meurt tous les trois jours depuis 25 ans en Colombie.



Ensuite, les progressistes qui dénoncent la corruption généralisée, la terreur banalisée, les inégalités criantes tolérées. Au cours des dernières semaines, le maire de Bogota, Gustavo Petro, le maire de Medellin, Sergio Fajardo, et surtout l'ancienne sénatrice et figure de la paix, Piedad Cordoba, ont été successivement menacés de mort par des groupes para-militaires.



Enfin, les communistes, fer de lance de l'opposition progressiste à la politique, libérale et pro-impéraliste, de l'oligarchie colombienne. Depuis le massacre de plus de 5 000 partisans de l'Union patriotique (UP), cette coalition progressiste mené par les communistes qui visaient à offrir une solution pacifique au conflit armé, dans les années 1980, les communistes sont les premières victimes de la terreur cautionnée par l’État colombien.



Dernière cible en date, Carlos Lozano, membre de la direction du Parti communiste colombien (PCC), rédacteur en chef de son hebdomadaire Voz, mais aussi avocat et figure publique à la fois de l'association « Colombiens et Colombiennes pour la paix » et de la « Marche patriotique », ce grand front populaire visant à unir tous les progressistes pour proposer une alternative démocratique et sociale en Colombie.



La tête de Carlos Lozano a été mise à prix par un groupe para-militaire « Les Urabenos » qui, pour la somme de 200 000 $, a engagé des hommes de main pour liquider le dirigeant communiste.



Cette bande criminelle est issue du fameux groupe para-militaire fascisant Auto-défenses unies de Colombie (AUC), officiellement dissoutes en 2006.



Le leader communiste a réagi avec sang-froid, dénonçant ces menaces comme une preuve de faiblesse de la réaction : « La paix redevient une question fondamentale de l'agenda politique, et les guerriers de toujours, les militaristes, la droite, veulent saboter tout pas dans cette direction. »



Carlos Lozano a aussi partagé le danger que l'histoire du massacre de l'UP se répète :



« Ce sont des moments différents, bien que l'extrême-droite cherche à plonger le pays dans un nouveau bain de sang, une guerre sale, d'extermination de la gauche. La classe dominante a toujours défendu son pouvoir par la violence ».



Les communistes colombiens ont lancé un appel de solidarité avec leur dirigeant national, les communistes français et d'ailleurs ne peuvent que s'y associer.



Solidarité avec Carlos Lozano, voix de la paix, de la démocratie et du changement social en Colombie. Résistance aux menaces de l'extrême-droite para-militaire colombienne, à la solde de l'oligarchie nationale et de l'impérialisme états-unien !





Jeudi 14 juin 2012 4 14 /06 /Juin /2012 10:15
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greve_universidades_federais_ifes_thumb-3-.jpgAprès le Québec et le Chili, la lutte pour une éducation publique, gratuite et universelle touche l'ensemble du continent Américain





Traduction AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ et pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Au-delà des gigantesques mobilisations de masses étudiantes au Canada (cf notre dernier article: « Printemps érable » dans les universités québécoises : cent jours d'une lutte qui met en échec le projet d'augmentation des frais de scolarité du gouvernement libéral) et du nouvel élan du mouvement au Chili (cf notre dernier article : Convergence des luttes entre mineurs et étudiants au Chili : des centaines de milliers de manifestants dans la rue contre des reculs sociaux qui ramènent le pays à l'ère Pinochet ), des mobilisations qui ont touché d'autres secteurs et couches populaires dans ces pays, la lutte pour la défense de l'école publique et des droits économiques des agents de l'éducation touche l'ensemble du continent américain.



Au Panama, les manifestations ont commencé le 24 mai avec une grève nationale et une marche des professeurs dans la capitale du pays, Ciudad de Panama. Selon les structures syndicales, l'initiative a pu compter sur la participation de près de 60% des professionnels du secteur. Les enseignants ont été reçus dans la rue par le vice-ministre de l'Education, José Kivers, et n'ont obtenu aucune réponse positive sur leurs revendications.



Parmi leurs demandes, des revalorisations salariales décentes – le gouvernement a décrété une augmentation de 40 $ par an entre 2011 et 2013, mais les professeurs argumentent que le renchérissement du coût de la vie dépasse déjà de loin les augmentations – des mesures effectives pour lutter contre la précarité des contrats de travail, une modification du système des concours et trois mois de dialogue sur des questions spécifiques, convenus l'an passé avec l'exécutif, mais qui tardent à se concrétiser.



Le gouvernement mené par Ricardo Martinelli a déclaré par la suite qu'il avait d'autres priorités à satisfaire, faisant allusion à la paralysie dans les secteurs de la Santé et de la Sécurité sociale, les fonctionnaires étant en grève depuis deux semaines, mais les fonctionnaires n'ont pas accepté cette réponse et ont menacé eux aussi de convoquer une grève illimitée à partir du 4 juin prochain.



Au Honduras, le 28 mai, les professeurs ont réalisé une grève nationale pour réclamer le paiement d'arriérés de salaires remontant à 2010. Le président, Porfirio Lobo, avait promis de résoudre la situation à partir du 20 mai, mais il n'a toujours pas agi en ce sens.



Ce mardi également, mais au Brésil, la grève des enseignants de l'Enseignement supérieur des universités fédérales est entré dans son 11ème jour avec un record de 52 institutions fédérales sur un total de 59, et un demi-million d'étudiants sans cours.



La principale revendication des professeurs et de la structures qui a convoqué la mobilisation, le Syndicat national des enseignants de l'institution de l'Enseignement supérieur (ANDES), concerne la restructuration de la carrière des enseignants.



ANDES a qualifié la grève d’historique et rappelle que le gouvernement avait reconnu la force de la lutte, mais continue à retarder la traduction pratique de l'accord qui, en août 2010, a lancé un processus de négociation, lequel prévoyait que d'ici mars 2012 la question des carrières soit réglée.



L'exécutif brésilien, de son côté, qualifie la grève lancée le 17 mai de prématurée. Aloizio Mercadante, ministre de l’Éducation, défend l'idée que la principale revendication des professeurs ne pourra être entendue que dans le budget de 2013, et que d'ici la fin août, mois au cours duquel la proposition budgétaire doit être bouclée, il reste beaucoup de temps pour discuter.



Les professeurs universitaires brésiliens revendiquent, également, de meilleures conditions de travail et soulignent que les campuscréés ces dernières années dans le cadre du Programme de soutien aux plans de restrucuturation et d'expansion des universités fédérales, ne furent pas accompagnés des moyens financiers respectifs pour les faire vivre.



Au Nicaragua, mercredi 23 mai, la marche des professeurs et des élèves s'est réalisé avec le soutien du président Daniel Ortega, qui, selon eux, est sous pression du Fonds monétaire international pour réaliser des coupes dans le financement de l'éducation, tandis qu'au Mexique, ce lundi 28 mai, des milliers de professeurs des Etats d'Oaxaca, Michoacán et Guerrero ont manifesté contre le projet gouvernemental dénommé Alliance pour la Qualité, proposition qu'ils accusent d'être l'antichambre de la privatisation de l'école publique.



La journée de mobilisation dans la Cité de Mexico, fut précédée par une paralysie générale du secteur à Oaxaca, touchant 13 500 écoles et plus d'un 1,3 millions d'élèves. Depuis le 21 mai, 74 000 professeurs sont en grève pour défendre le principe d'une éducation universelle, gratuite et de qualité, de l'amélioration des conditions économiques et sociales du peuple et pour demander la responsabilisaton des massacres perpétrés en 2006, précisément durant les luttes dans le secteur de l'Enseignement et de celles qui ont suivi, impulsées par l'Assemblée des peuples d'Oaxaca.



Source: article d'Avante, organe du Parti communiste portugais (PCP)

Mercredi 6 juin 2012 3 06 /06 /Juin /2012 12:41
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